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Pendant ce temps là, sur l’île de Lost

Posted by Alexandre on Aug 27, 2010 in De tout de rien

Bernique et Robert sont allongés sur la plage sous un palmier, un mojito dans la main. Hurley et Ben jouent au beach volley un peu plus loin et l’ours blanc est dans l’eau en train de pecher des poissons pour le déjeuner.

-Dis moi mon Roudoudou, t’as fait comment pour aller sur facebook et twitter, avant hier ?

- Va vraiment falloir que tu arrêtes de m’appeler comme ça, Robert on pourrait t’entendre. J’ai pas envie que tu me colles la honte. J’ai été dans une des anciennes infrastructures de la Dharma initiative, il y avait un ordi. D’ailleurs, j’en ai profité pour aller faire un tour sur E! Online, et il paraît que la fille de Sarah Palin va participer au prochain Dancing in the Stars. Ce qui manque ici, c’est vraiment la télé. J’aurai préféré mourir après Secret Story, aussi.

- Mais on bien là, toi et moi, tu n’as vraiment pas besoin de télé, je t’assure…

- Mouais….

- Au fait tu le vis comment ?

- Toi et moi ?

- Non, le fait que l’Auteur ait trouvé une autre égérie.

- Bah, j’ai toujours dit qu’il avait pas de goût. Il avait tout avec moi : quelqu’un de magnifiquement beau, intelligent, cultivé, aimé de ses élèves…

- Ouais, enfin, ils t’ont quand même lancé des bombes à eau plusieurs fois dans la cour.

- C’était affectueux, tu comprends rien. Enfin bref, maintenant, je suis plus là, et la seule personne qu’il choisit, c’est une pouffiasse qui passe son temps dans les bouquins et qui vient de PROVINCE ! Moi je te le dis, ça va pas marcher son nouveau truc. En plus elle a l’air conne et elle sera forcément moins drôle que moi.

- Elle a fait beaucoup de billets ?

- Non, elle vient d’ouvrir son blog, donc il y a que dalle.

- Comment tu sais qu’elle est conne et pas drôle alors ?

- Oh tu me saoules avec tes questions, si ça t’intéresse tant que ça, le lien est là. Maintenant, arrête de parler et fais moi un massage, après on ira donner des coups de pieds à l’ours pour qu’il nous ramène autre chose que du poisson, j’en ai marre, je veux un steak.

 
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Ce qu’on ne voit pas n’existe pas

Posted by Alexandre on Jul 3, 2010 in De tout de rien

La nourriture était très bonne, et le vin aussi, d’ailleurs.

Avec Robert, on a décidé de ne pas trop parler des sujets un peu craignos de ces derniers temps, alors on s’est souvenus de la façon dont l’on s’était rencontrés, quand j’avais répondu à son annonce “tu m’as paru tellement stupide, je suis désolé, mais je t’ai signé uniquement parce que je savais que j’allais pouvoir m’amuser! …et ta façon de dire “je suis prôfesseur”… J’ai appelé Lu 5 minutes après que tu sois parti pour lui dire que je nous avais trouvé un sacré énergumène. Et en même temps, tu sentais le gars sympa, qui paierait à temps, et ne serait pas non plus suffisamment idiot pour se laisser faire, j’avais senti une petite résistance que j’appréciai aussitôt !”

“En même temps, quand je t’ai rencontré, tu m’as juste paru prétentieux et complètement foireux (oui, je sais j’invente des mots, arrête de le faire remarquer) “ôôui, ici se trouvent les sanitaires, et en sortant, frontalement, se trouve la salle de toilettes”

“hahaha, tu affabules, je ne parle pas comme cela !”

“franchement, pas loin, quand on a eu marre du tim’es up, quand tu n’étais pas là, dans mes soirées jeux, on jouait à “Robertisator”. Un candidat note une phrase tout con, un autre la Robertise et la donne aux autres, et les autres jouent la rapidité pour reconstituer la phrase d’origine. On s’est tapés de sacrées barres”

Et on a échangé sur tous ces moments où l’on avait bien ri l’un de l’autre, ou l’un avec l’autre….

Avec le vin et l’obscurité, il était quand même difficile de ne pas se voir pour échanger dans cette rigolade, alors on a essayé de rapprocher nos chaises et finalement, après s’être tapés une ou deux fois dans le dos, elles se sont faites un peu plus fermes et moins fugaces… Elles ont un peu pris leur indépendance, je crois, parce que je pense qu’il n’a pas été le seul à en profiter… Nos rires sont devenus plus bas, jusqu’à devenir des murmures… J’ai aimé sentir sa chaleur contre mes paumes. Il m’avait vraiment manqué… Oui, à ce moment là, je me suis encore dit un peu dans mon esprit vagabond, que c’était de la bonne amitié… la joie des retrouvailles. Mais quand les mains commencent à courir le long du torse pour descendre sur les cuisses, je suppose que ce n’est plus vraiment juste de la camaraderie virile. Et puis quand on ferme les yeux alors que l’on est complètement dans le noir, c’est quand même le signe de quelque chose, non ?

Je ne sais pas comment les filles ont eu cette idée, ou si c’était à ce point prémédité, mais je crois qu’être complètement débarrassé du regard des autres ainsi que du mien m’a aidé à ne pas trop réfléchir et juste sentir sa peau dans mes mains, chaude, ni trop sèche, ni trop moite, et tonique, des formes que je n’avais jamais connues auparavant, des traits nouveaux, un parfum différent aussi, comme si un monde nouveau m’ouvrait son portail électrique pour laisser rentrer ma kangoo (comment ça prétentieux ?)…

Cette fois, c’est moi qui me suis avancé pour l’embrasser.

Ce n’est que le lendemain soir que nous avons appelé Stéphanie et Ludmilla (entre temps, on a été un peu occupés à découvrir de nouvelles sensations)(je ne parle pas des nouveaux carambars).

Ludmilla nous a donc appris que depuis longtemps, elle était certaine que Bobby et moi avions une complicité un peu supérieure à la normale, et qu’elle avait essayé de faire comme si de rien n’était. Mais quand elle avait appris ma mort, elle avait décidé de nous laisser ce mois, à Robert et à moi.

“Mais comme vous êtes deux tâches, vous avez fait que de la merde ! Toi en te comportant comme un bipolaire, et toi en rappelant ton ex pour la demander en mariage ! Du n’importe quoi. J’aurais pris vos tête et je les aurais cognées ensemble comme des noix de coco si vous aviez pas fait 15 cm d’écart ! Stéphanie c’est par hasard si je suis tombée dessus à l’hopital l’autre jour. Je m’étais résignée, vous êtes bêtes, vous êtes bêtes, j’allais pas venir vous ouvrir les yeux avec un scalpel, et puis elle est arrivée avec son épaule démise. On a beaucoup discuté avant que je te dise de venir la récupérer. On a été un peu en désaccord. Elle m’a légèrement insultée pendant 20 minutes (c’est ma stéphanie, ça, toujours le langage fleuri quand elle est jalouse), mais elle m’a paru troublée, j’ai donc croisé les doigts en espérant qu’elle reprenne un peu ses esprits et qu’elle constate quand même qu’elle avait un peu un rôle de bouche trou. Ce qu’apparemment, elle a fait, avec un timing que tu as du apprécier”

J’ai bien suggéré qu’elle et Stéphanie se mettent ensemble pour un happy ending mais “j’aime trop la bite, Bernique”.

Et la suite, ben il n’y en a pas vraiment, pendant cette dernière semaine, Bob et moi on a un peu essayé de profiter du temps (mais on s’est quand même pas mal engueulé (COMMENT peut il prétendre que Teardrop de Massive Attack est mieux que Teardrops de Womack & Womack ????), mais rassurez vous, on a géré…) et je suppose que l’Auteur me tuera cette nuit, maintenant que tout est écrit, et que vous savez tout.

(Juste avant de partir, je voulais remercier tous ceux qui ont fait des commentaires, les supprimer c’était l’idée de l’Auteur, ce salopard, ce tortionnaire, ce tueur de caniche, ce tyran !!! Moi j’ai toujours aimé lire vos réactions ! (sauf quand vous faisez les putes (j’ai la liste de ceux qui ont été méchants, je viendrai les hanter)) et sinon, je vous remercie d’avoir suivi es aventures et de m’avoir témoigné de l’intérêt (même si ça paraît normal, parce que je suis/fus le plus beau, le plus cool, et le plus LEGENDARY de tous les bloggeurs !!!!!!! Je vous aime)

 
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Dans le noir

Posted by Alexandre on Jul 2, 2010 in De tout de rien

quand on est seul, on s’ennuie un peu… On est assis, on ne voit rien, on n’a rien à faire, on ne peut même pas jouer avec son iphone parce qu’ils les confisquent à l’entrée (même au lycée, on envoie tous des textos en cours, mais au resto, non, y a pas le droit, n’importe quoi…) alors on s’amuse à essayer de retrouver les fourchettes et couteaux (5 secondes), on joue avec en leur faisant faire un madison  (3’40), on se sert de son verre comme chapeau en se disant que c’est top que personne ne puisse voir (15 secondes), on échange de côté les couverts de la place d’en face (25 secondes (+1 minutes 30 d’excuses auprès du serveur parce qu’on a cassé un verreàà, et après on attend…

Qu’est ce que je vais lui dire ? Dois je avoir l’air énervé, aimant, déçu ? On prépare une grande phrase à ressortir (“tu ne saurais imaginer l’anéantissement dont je me suis senti victime quand j’ai reçu ton appel. Le monde s’est arrêté, les oiseaux se sont tus, Nicole n’existait plus, le soleil s’est arrêté de tourner autour de nos vies misérables et éphémères….”

Et avant que j’ai eu le temps de fnir cette diatribe passionnée et spirituelle, j’ai été interrompu “c’est par ici”, bruit de chaise, “merci”.

Sauf que ce n’était pas la voix de Stéphanie…

“Robert c’est toi ???”

“Euh, Alexandre ? Ludmilla m’a donné rendez vous pour diner avec elle… Je ne comprends pas…”

Sans téléphone pour l’engueuler, et parce que j’avais grave a dalle, j’ai dit “bon, ben on va manger, et on avisera après…” J’étais un peu enervé et il a du le sentir au son de ma voix car il a tout de suite proposé de partir, mais je lui ai dit que non, ça me faisait plaisir de ne pas le voir (vous penserez ce que vous voudrez, mais c’était DROLE !).

On n’a quand même pas dit grand grand chose, on était vachement gêné.

Puis il m’a dit “je ne t’ai pas félicité au fait, c’était bien samedi ?”

Je pensais qu’il déconnait, qu’il était au courant, comme tout le monde, alors j’ai fait semblant : ouais c’était génial, on a été un peu déçu, parce que malgré des promesses d’une amie qui connaissait leur épicerie exotique, on n’a pas eu la Compagnie Créole, mais à la place on a eu un DJ qui a passé que du bon son des années 80 à 2000, et que tout le monde était déchaîné sur las ketchup. Mais même à ça, il a rien dit. Seul dans le silence, sans savoir ce que pense ou fait l’autre (si ça se trouve il essayait de se tailler les veines avec son couteau (heureusement que j’avais fait l’échange avec la fourchette, il aurait plus de mal))… J’ai donc vite repris “Stéphanie a annulé le mariage la veille. Je pensais que tu le savais. Tu lis plus mon blog ? (pourriture)”

“Je dois t’avouer que depuis la dernière fois que nous nous sommes vus, non, j’ai plutôt essayer de ne pas trop penser à toi… Enfin, pas davantage…”

Je ne lui avais jamais entendu de voix aussi triste. Je ne sais pas pourquoi, j’ai avancé ma main sur la table, et quand j’ai trouvé la sienne, je lui ai donné quelques petites tapes de compatissance compassion. Il a serré ma main, et je l’ai laissé faire. Pauvre bougre. Je lui ai demandé ce qu’il avait fait depuis, que j’avais été supris de ne plus avoir aucune nouvelle, et que ça m’avait bien peiné (rigate) également.

Il squattait chez un de ses potes parti couvrir la coupe du monde, et qu’il ne faisait pas grand chose de ses journées.

Nos entrées sont arrivées, et la glace étant brisée, nous avons mangé de bon coeur…

 
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Stéphanie et moi n’avons pas

Posted by Alexandre on Jul 2, 2010 in De tout de rien

(oui, il y a eu une légère faille spatio-temporelle :J’ai eu une cinquantaine d’heures offertes, je crois que ça venait de mes point fidélité)

eu LA discussion par téléphone. Faut pas croire, nous ne sommes pas ces personnages débiles de séries stupides.

A la place, elle m’a donné rendez vous 3 jours plus tard dans le restaurant, là où on est dans le noir complet et où les serveurs sont des aveugles pour nous faire comprendre ce qu’ils ressentent.
J’ai tout de suite eu des idées un peu pas trop catholiques, alors j’ai accepté direct.
Attendre pendant ces 3 jours, par contre fut plutôt difficile, parce que je n’avais strictement RIEN à faire (et pas le temps de me faire un marathon Lost ou de me refaire entièrement Kingdom Hearts). Alors j’ai regardé le nouveau jeu de Jean Luc Reichmann en me disant que c’était trop cool, et que je n’en avais plus rien à faire de ce que pensaient les autres (vous), maintenant (et d’ailleurs, j’ai beaucoup aimé Il était une fois et Hairspray (donc je les ai re-re-re-re-re-re-regardés)).

Arrivé le fameux soir, m’est venue la question cruciale. Comment m’habiller ? Oui, je sais, ça paraît trivial, vous me le dites un peu à chaque fois que je vous pose cette question, mais bon, là vous conviendrez bien que la question se pose. Vous êtes dans le noir, personne ne vous voit, autant être confort et porter son jean préféré (vous savez, celui complètement déchiré à l’entrejambe et dans lequel vous vous sentez trop bien, mais que vous savez pertinemment que si vous le portez face à des élèves mineurs, vous risquez le procès) ou faire genre on est chic et porter ce supeeeerbe costume Calvin Klein (bon, en fait, c’est un C&A mais il vous va plutôt bien).

En fait, je suis complètement d’accord avec vous, décontracté, mais pas trop. M’enfin, bon…. quand vous savez qu’il ne vous reste que quelques jours, que le ridicule ne tue pas, qu’elle vous a planté devant l’église et qu’elle ne vous a rappelé que parce que vous avez été “second base” avec sa mère, vous vous dites “MAIS JE M’EN BRANLE” (c’est un peu devenu mon leitmotiv, en fait)(mes parents n’ont pas trop aimé mon leitmotiv quand ils m’ont parlé de ma soeur ENCORE enceinte (non mais sérieux, coupez les lui les machins du dedans) ou de la voisine machine qui l’autre jour à Super U leur a raconté que les pain plié du boulanger était industriel, sisi). Alors j’ai mis mon jean difforme (enfin, il les dévoile plutôt bien)(les formes)(oui, je sais, vous aviez compris), et un tee shirt de hooligan (un vieux Fido Dido retrouvé dans mon placard, je l’avais récupéré pour une “We are the 90s”).

Elégamment accoutré ainsi, je me suis donc rendu au fameux restaurant. Ce que je n’avais pas prévu, c’est qu’en fait, c’est vers Beaubourg, et comme je me suis un peu perdu pour le trouver (vous saviez, vous, que l’iphone a une fonction carte ?), je me suis fait un peu draguer par ces hordes d’invertis venus en avance pour la parade géante où ils dansent avec des plumes et des jambières de cuir…

J’ai réussi à arriver à bon port, en définitive (mais avec plusieurs 06), et malgré un certain hyatus lors de mon arrivée, on m’a conduit à ma table “l’autre convive n’est pas encore arrivée…”

 
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Suite à quelques petits soucis techniques

Posted by Alexandre on Jun 30, 2010 in De tout de rien

et indépendants de nos volontés, il y aura 2-3 jours de délai pour les derniers billets.

Nous vous prions de bien vouloir nous en excuser,

Alexandre, l’Auteur, et les autres

 
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Stéphanie ne m’a pas expliqué,

Posted by Alexandre on Jun 27, 2010 in De tout de rien

la semaine dernière, pourquoi elle avait décidé de changer d’avis à la dernière minute.

Pour tout vous dire, je me suis senti hyper mal.
Pas tant parce que je suis amoureux de Stéphanie et qu’elle m’a brisé le coeur, parce que bon, même si là, ça allait, je l’ai toujours trouvée trop excentrique, trop bruyante, trop jalouse, trop… tout.

Non, je crois que ce qui m’a fait mal, c’est de me retrouver abandonné, trahi. C’est que je ne me plains pas souvent (à part de cette proportion énorme de gens moches qui m’agressent les yeux quand je prends le métro), mais là, ça commence à être un peu n’importe nawak. L’Auteur qui me laisse tomber, Robert qui a disparu après m’avoir tapé des scènes dignes de Sous le Soleil (excellente série), Ludmilla qui depuis, ne donne plus de nouvelles, Barnabé, qui était parti en Espagne… J’ai grave aimé me sentir entouré et épaulé à une dizaine de jours de ma mort. Tops les amis.

Donc le samedi, je me suis bourré la gueule tout seul chez moi comme un RMIste, en bouffant mes 75 paquets de m&ms personnalisés avec nos prénoms (cadeau pour les invités du mariage), et après 1 bouteille et demie, j’ai décidé que j’allais faire payer Stéphanie pour sa délicatesse infinie. J’ai pris un taxi et je suis allé jusque chez ses parents, bien décidé à séduire sa mère et à coucher avec.

Je ne sais pas pour vous, mais quand je suis bourré, je suis hyper rationnel.

Il était 23 heures, et Maman Stéphanie m’a accueilli sur le pas de la porte un peu peinée pour moi, jusqu’à ce que je lui pelote les seins (je suis désolé, je n’aurai pas le temps d’écrire un livre vous faisant connaître mes 51 méthodes de séduction infaillibles).
Evidemment, je me suis pris une baffe, son mari qui l’avait entendue crier est descendu en trombe, et me souvenant à temps qu’il était ancien militaire, j’ai détalé très rapidement (mais en zigzaguant).
23h30, dans un bled paumé sans transports, à 45 minutes en voiture de Paris… quand je fais des conneries, je ne les fais pas à moitié. Je me suis endormi quelques heures plus tard dans un parking de supermarché et je suis rentré en stop le lendemain matin. J’étais frais, vous n’avez pas idée.

Le seul point positif, c’est que Stéphanie m’a appelé (bizarrement, elle ne s’est pas excusée (salope)) mais cela a conduit à LA discussion qu’elle n’avait pas voulu avoir…

 
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Pas eu de danse des canards

Posted by Alexandre on Jun 19, 2010 in De tout de rien

Pas eu de macarena ni de madison,
Hier soir, un peu avant minuit, pendant ma soirée d’enterrement de vie de garçon, Stephanie a annulé le mariage.

Pas trop envie d’en parler en fait.

Laissez moi un ou deux jours peut être.

 
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Paillettes, sangria et pizzas surgelées

Posted by Alexandre on Jun 17, 2010 in De tout de rien

Non, il ne s’agit pas du thème de notre repas de mariage de samedi (j’ai beaucoup plus de standing que ça, il y aura du pétillant aux pêches et du Charles Volner) mais de l’événement de ce soir.

Parce que moi aussi j’ai envie de vous offrir du glamour, du strass et de la magie.
Certains chroniquent les César et les Oscars mais moi le cinéma français je le boude (pas de César pour Dany Boon malgré son talent, ça décrédibilise la ceremonie ad vittel aeternam) et puis pour les Oscars tout le monde dormait sur twitter donc personne ne me répondait (à part la fidèle Tagada sur fb)…

Donc ce soir je vais vous live-blogger la grande, la fantastique, l’extraordinaire BOUM DU LYCÉE !!!

Grace à mon application wordpress sur iPhone je vous raconterai tout, les tenues, les coulisses, les élèves bourrés ou marijuanés… TOUT !

Ouais je sais, je vous vends trop du rêve, ne me remerciez pas, c’est mon plaisir à moi.
(en vrai ce soir Stephanie fait son enterrement de vie de jeune fille alors je voulais pas m’ennuyer tout seul)

 
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Ce week end

Posted by Alexandre on Jun 16, 2010 in De tout de rien

Depuis l’incident avec Robert, je pense quand même souvent à lui, parce que ça me gêne beaucoup cette affaire, je ne comprends pas.

J’ai essayé d’appeler Barnabé un nombre incalculable de fois et lui ai laissé plusieurs messages, mais je n’ai eu de réponse qu’hier. Il est parti suivre un gars en Espagne, et si ça marche, il ne reviendra pas avant août pour chercher ses affaires (les amis, ce sont ceux qui restent à vos côtés dans les moments difficiles et ne se cassent pas au soleil pour s’épanouir sexuellement (gros naze !)).

Nathalie ne m’est pas d’une trop grande aide, à chaque fois que l’on en parle, elle soupire et ses seuls mots sont “quel gâchis quand même qu’au final il préfère les gars”.

Alors samedi dernier, alors que l’on faisait les dernières démarches et achats avec Stéphanie pour préparer le mariage de samedi (c’est dans 3 jours !!!!)(il me reste encore à faire la playlist pour la soirée, mais avec Stéphanie on s’engueule un peu sur le sujet, elle ne veut pas admettre que la salsa du démon, c’est trop cool), je l’ai lâchée 2 heures, et j’ai été voir Sigmunda pour lui parler de ces évènements.

Elle s’est montrée très intéressée par ce retournement de situation, et m’a posé beaucoup de questions que je n’ai pas aimées. En gros, elle essayait de me faire avouer que je ressentais aussi des choses pour Robert (genre, je me rends pas compte de là où l’on veut m’emmener quand on oriente des questions… Je suis intelligent, je vous rappelle, je suis prof que diantre !). “vous pensez donc que les sentiments ne peuvent pas être différenciés ou complémentaire du désir sexuel ?”, “vous ne tenez donc absolument pas à lui ?”, “vous avez déjà éprouvé de l’affection pour quelqu’un du même sexe ?”, “vous aimez les films de gladiateurs ?” (quand même 55€ pour ce genre d’idioties….)

J’ai donc menti pour éviter qu’elle n’invente des conneries, et je suis retourné voir Stéphanie. Mais ça m’a beaucoup turlupiné cette histoire. Surtout quand elle m’a demandé si je pensais pouvoir comprendre sa souffrance après s’être fait largué et rejeté alors qu’il venait d’avouer des sentiments qu’il ‘avait pas forcément eu le temps d’explorer ou de comprendre.

Effectivement, ça doit pas être cool, quand même. Ca m’a fait de la peine pour lui. Alors avant hier après mes cours (on a regardé des épisodes de How I met your mother, c’était top), je suis passé à l’appartement, mais il n’était pas là. dans le frigo, il y avait même 2-3 trucs périmés donc j’en ai déduit qu’il était pas passé depuis un moment (Bobby, c’est un peu le maniaque des règles sanitaires). Je suis passé au café dans lequel il traîne souvent, mais rien non plus, le serveur (un de ses potes) ne l’avait pas vu depuis “facile une semaine”.

Après une heure d’enquête (je me suis pris pour Barnaby), Ludmilla m’a appelé. Je me suis dit qu’elle aurait sûrement des nouvelles, mais apparemment non, et d’ailleurs, ce n’était pas pour cela qu’elle m’appelait. Elle téléphonait du boulot pour me dire que Stéphanie avait eu un accident de vélib et s’était déboîté l’épaule. Je me suis dit que ça allait pas être pratique pour danser le jerk samedi soir, mais que le principal c’était quand même qu’elle aille bien. Comme Lu est infirmière, elle m’a dit avoir pris bien soin d’elle et de lui avoir tenu compagnie autant que possible pendant qu’elle attendait d’être vue aux urgences.

J’ai été la chercher à la sortie de l’hôpital, et elle a été assez distante depuis. C’est vraiment bizarre, elle ne parle plus beaucoup, et semble me regarder avec circonspection, je ne comprends pas trop. Encore hier soir, elle m’a demandé si ce n’était pas un peu précipité toute cette histoire de mariage… Je lui ai répondu que si elle voulait récupérer ma collection d’assiettes Mickey Mouse sans payer une contre partie aux impôts, ce serait quand même plus pratique. Elle a un peu souri.

Moi je dis, ça tourne au n’importe quoi…

 
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wow putain, on a pris du retard là !

Posted by Alexandre on Jun 15, 2010 in De tout de rien

Donc on reprend, j’ai demandé Stéphanie en Mariage, Robert m’insulte quand il apprend qu’il ne me reste qu’un mois, il s’en va quelques jours, et le samedi 5, alors que Steph était retournée quelques jours chez ses parents (pour choisir une robe avec sa môman), Ludmilla quittait Robert qui me faisait une déclaration après avoir vidé une bouteille d’alcool. Je vous avais donc raconté cette soirée et j’avais fait pause au moment où il m’embrassait.

Je sais la question que vous vous posez : “Ca va avec Robert depuis ? La belle vie ?”. (bon, en effet ça fait deux questions, mais je sais que vous vous en posez bien plus).

Alors oui, ce fut magique, nous avons passé une nuit torride et ensuite… Non, je vous fais marcher. Quand il m’a pris la bouche en essayant d’enfoncer sa langue jusqu’à ma luette, je ne me suis pas trop senti me laisser aller, à fermer les yeux toussa toussa. Non, je me suis reculé et lui ai foutu une bonne baffe.

Non, parce que franchement, ça vous paraît peut être amusant, à vous qui ne faites que lire, mais sur le moment, c’était complètement dingue. Ca vous arrive souvent vous, d’embrasser de force quelqu’un qui se marie 15 jours plus tard ? Quand vous lui avez fait les pires coups tordus de l’univers, que vous l’avez ridiculisé , fait chanter pour faire le ménage, et raconté la fin de Prison Break alors que je m’apprêtais à regarder la dernière saison…

Alors en gros quand je l’ai baffé, il a rien dit pendant quelques minutes, les yeux écarquillés, choqué : “mais je croyais que…”

Je lui ai crié dessus. Dit de dégager. De ne plus me parler. Il s’est mis à pleurer, m’a dit qu’il me haïssait, et que c’était SON appartement à la base, et que c’était à moi de partir.

Comme il était 3 heures du matin, je ne suis parti que le lendemain, et j’ai posé mes affaires de “survie” chez Nathalie, en banlieue (pouah).

Je n’ai pas revu Robert depuis.

Le lundi et le mardi j’ai assuré mes cours, et puis j’en avais marre, mes élèves sont cons, alors je suis parti deux jours à Morlaix chez mes parents (ou Montroulez, pour les bretonnants (j’aurais pu faire un blog en breton, tiens)). J’avais eu beau parler à mes élèves comme à des merdes, j’ai reçu 4 mails me demandant pourquoi je n’étais pas là, et que je leur manquais (j’avoue, ça m’a touché), alors vendredi dernier, je suis retourné au lycée ; Valérie de 1ère 6 m’a avoué qu’elle était amoureuse de moi en plein cours (du genre à se lever en plein milieu de l’épisode de Gossip Girl que je leur montrait (non mais tu crois vraiment que j’allais me faire chier à préparer des cours alors qu’il se passe autant de choses dans ma vie ?) et à lancer un “Monsieur, j’ai quelque chose à vous dire”). J’ai donc expliqué que je venais de me fiancer et que je me mariais la semaine suivante.

Je n’aurais jamais cru que les nouvelles circulaient si vite. A la pause de midi, tout le bahut était au courant, et mes collègues m’ont félicité (même Donkey Kong, le prof de sport que je n’ai jamais pu blairer).

Ca m’a fait plaisir de voir que les gens étaient contents pour moi (à part 3-4 élèves qui m’ont lancé des regards noirs dans les couloirs et durant les cours (même qu’ont donc tous ces gens à tomber amoureux de moi ???) et ça m’a un peu rassuré, parce que j’avais eu l’impression que personne ne m’aimait. Surtout quand Nathalie, qui est devenue prof de collège) m’a raconté qu’elle avait régulièrement des cadeaux de ses élèves (alors que les miens que dalle, bande de cons) et que ses collègues et elle se faisaient régulièrement des soirées restos/bars/boîte.

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