Le miracle de la vie
Hier, encore une fois, j’ai assisté au miracle de la vie dans un lieu auquel je ne pensais plus. C’est confronté à ce genre d’évènements que l’on comprend la force de la nature par rapport à nous, pauvres humains.
Bref, je vais tout vous raconter. Hier, alors que je faisais la vaisselle, me vient une idée.
“Oh je vais me faire des onigiris” pour demain !
Les onigiris, ce sont les sortes de boules de riz japonaises triangulaires, fourrées à la prune amère, au saumon, ou chez moi, avec du thon mayonnaise. C’est le grignottage sur le pouce de rigueur là bas, car ca se prépare vite, c’est hyper bourratif, et ça se mange n’imprte où.
Après avoir essuyé au mieux ma vaisselle, me délectant d’avance de manger mes onigiris le soir et le lendemain (et pensant au plaisir de me bruler les doigts car ca se prépare quand le riz est brulant, en les roulant dans la paume de ses mains).
Je sors mon sac de riz japonais. Ca fait quelques mois que je l’ai pas utilisé. Qu’à cela ne tienne. Je plonge le verre mesure une fois, deux fois, trois fois, pour mettre le riz dans la passoire. Tiens, c’est trop bizarre, c’est quoi cet espèce de fil blanc sur mes doigts? C’est le riz qui s’est désagregé? Je regarde l’intérieur du paquet, je vois un petit peu de ce fil dans un coin, et mes yeux se retrouvent portés vers autre chose, contre la paroi plastique.
Une chenille !
S’il y a quelque chose qui me débecte bien, ce sont les insectes, et particulièrement dans la nourriture. Plus jeune, après avoir trouvé une petite chenille dans mes céréales, j’avais arreté de manger le matin, et je ne croquait jamais dans les fruits qui étaient ne serait ce que minimalistement abimés (et c’est quasiment encore le cas, d’où la difficulté d’acheter des cerises, j’y passe une heure pour en prendre 20). Toutefois, je suis toujours comme un enfant quand je vois des insectes. Je les observe, sans bouger, en essayant d’inluer sur leur milieu de vie.
Il faut donc vous imaginer Alexandre, accroupi devant sa table, sans bouger, ou pour tapoter contre la paroi voir si les chenilles sortiraient. Puis, au bout d’un moment, voir si ca leur fait mal, en les ecrasant contre la paroi. Le plus drôle, c’est qu’une deuxième chenille est venue à coté du cadavre au bout d’une demie heure-1 heure. Je me demande si elles se mangent entre elles? (d’ailleurs, je suis en train de regarder, et elles ont pas bougé. ni la morte, ni son amoureuse).
Le riz était périmé du mois de mars, en fait, et je crois que l’humidité de mon appartement à déclencher le processus de contamination. Manque de bol, j’avais aussi un pack de 5kgs de riz parfumé presque neuf, qui a donc le même problème. La seule question que je préfère ne pas me poser est : la dernière fois que j’ai fait du riz, y en avait il déjà? ca remonte à quelques semaines, donc pour ma santé mentale, je préfère me dire que non, elles sont apparues seulement depuis.


