Bon, là, je prends quelques jours
parce que c’est mes examens blancs, alors du coup, je vais être fatigué le soir, et je vais écrire sur mes copies plutôt qu’ici. A dans deux trois jours.
blog d'un intellectuel de l'EducNat'
parce que c’est mes examens blancs, alors du coup, je vais être fatigué le soir, et je vais écrire sur mes copies plutôt qu’ici. A dans deux trois jours.
Rentrer éméché chez soi n’est pas un problème lorsque l’on vit seul. Ne pas être fatigué de la soirée et être encore plein d’énergie non plus. Avoir alors une irrépressible envie de se lancer dans une activité peut parfois être agréable. J’avais déjà donné dans le nettoyage de la salle de bain avec des lingettes à 4h du matin, le triage des livres par ordre alphabétique d’auteur, le complétage des images de cd sur itunes (ça prend un temps monstrueux), le sport (rien de tel que des pompes, bourré). Ces activités sont généralement sans trop de danger, on n’en parle pas, ou au titre d’anecdotes lors de soirées, et tout est pour le mieux. Sauf que cette nuit, j’ai décidé de me couper les cheveux. Et pas les pointes de devant… Non, non…Les cheveux dans le cou qui étaient trop long. Sans miroir, aux ciseaux, en me servant juste de l’impression que j’avais avec les doigts. J’étais très fier en allant me coucher d’avoir réussi plus que correctement, selon mes doigts, d’avoir fait un travail plus que correct et sans la moindre dépense. Après une nuit de sommeil, je sais que mes doigts sont des traitres. Je n’ose pas sortir de chez moi….
le film, possède la plus belle scène de mort qu’il m’aie été donné à voir au cinéma.
En allant dans une boutique de disques d’occasion, je me suis mis à fouiller dans le rayon musique de films. Ca ne m’arrive jamais, en général, parce que je regarde pas beaucoup de films, et quand ça arrive, je ne me rends jamais compte qu’il y a de la musique (à part le générique)(je dois souvent me concentrer pour comprendre les histoires)(il a fallu qu’on m’explique que Bruce Wayne, c’était Batman, j’avais pas tilté)(je suis très intelligent, mais parfois faut m’expliquer longtemps). Enfin bref, je suis tombé sur le disque des musiques de SUNSET BEACH !!!!
J’étais trop content de ma découverte, surtout qu’il était pas cher, seulement 10 euros ! Donc je l’ai acheté. Il y a des chansons nulles, “inspirées de…” (genre Jewel ou Blondie), mais il y a la musique du générique !!! Immédiatement, je me suis dit que j’allais mettre la musique sur mon portable en sonnerie (“tout le monde sera trop jaloux, héhé”). Le problème, c’est qu’il a eu deux génériques, et j’ai les deux. Je n’arrive pas à choisir quel morceau est le meilleur, je les aime tous les 2. Que faire ?
Je redécouvrais donc pendant ces vacances les joies de la vie de couple, les mots tendres, les calins, des petits coups de gueule, bref, tout comme avant, on ne s’était pas quittés. Sauf que plus d’espionnage des textos sur mon téléphone, plus de questionnaires dignes de la gestapo après un coup de fil d’une voix féminine, plus de grosses engueulade… Force fut été de constater que Stéphanie avait décidé de faire beaucoup de concessions. Elle était beaucoup plus facile à vivre, elle faisait des efforts pour ne pas être trop jalouse ni agressive. Je lui ai fait la remarque, elle s’est mise à sourire, comme si elle avait trouvé son secret pour être plus adorable qu’avant (c’était pas trop difficile en même temps, de faire mieux). Elle avait même décider de ne plus boire d’alcool, “nouveau départ”, me dit elle. 4 jours formidables… Et puis elle m’a avoué un soir sur l’oreiller. “Dis moi, Alexandre, on s’aime vraiment, n’est ce pas ?”%%% “oui, bien sûr”%%% “Tout ce qui s’est passé pendant qu’on était pas ensemble ne peut être motif à dispute, hein ?”%%% “oui, normal, quand on est séparé, on arrête d’agir en fonction de l’autre !” (je suis super bon pour sortir des phrases bateau)%%% “Alexandre… Je suis enceinte…”%%% “…”%%% “De 3 mois”%%% (On s’était séparé depuis début septembre, 3 mois ça faisait octobre)%%% Alors là, soit je reste avec et je suis le dindon de la farce, coucoufié, je me retrouve à élever le gamin d’un autre, ou alors je rops, et je suis le salopard de service. Qui dit mieux pour 2009 ? Moi. “Tu sais,” je lui ai dit, “j’ai rempli un dossier pour partir aux Etats Unis à partir de cet été. C’est un programme pour enseigner 5 ans dans un lycée là bas” (oui j’ai menti sur la durée) Une heure plus tard, elle partait en voiture avec ses affaires.
Le matin du 26, n’étant pas trop sûr de ce que j’avais fait la veille avec Beauf (on évitait de se regarder en face, on ne se disait rien, on ne s’est même pas engueulés au petit dej, je crois que les gens se sont posés des questions). J’ai donc fait ce que n’importe qui d’autre aurait fait. “Allo Stéphanie ?” ([mon ex|/index.php?post/2008/04/10/La-fin-du-celibat] pour ceux qui n’ont pas suivi ou ne s’en souviennent plus)%%% “euh… oui”%%% “Je voulais te dire que tu me manques” (on s’était séparé sur un malentendu)%%% “Toi aussi”%%% “C’est vrai, tu ne pas oublié ?” (elle était jalouse du temps que je consacrais à [Coco mon cocotier|2008/08/08/Stephanie-Jalouse-Pleonasme] (Dieu ait son âme))%%% “Non”%%% “Peut être qu’on a fait un erreur en se séparant, tu ne crois pas ?” (et puis elle était chiante, aussi, jalouse, excessive, le genre qu’on a envie de baffer)%%% “Oui, je le pense aussi. Je pense vraiment que toi et moi on allait bien ensemble malgré tout”%%% “Je suis chez mes parents, je pense que tu ne les as pas oubliés” (souvenirs [ici|/index.php?post/2008/05/24/Bien-chers-parents], [ici|2008/06/06/Mes-parents-sont-formidables] et [là|2008/06/08/Mes-parents-sont-des-enfres])%%% “Tu rentres quand à Paris?”%%% “Pour le réveillon du 1er. C’est dommage, j’aurais aimé t’avoir auprès de moi” (oui, je sais, elle me manque pas vraiment, mais bon…. On a des besoins, non ?)%%% “Si tu veux, je suis en voiture, je peux venir, ce n’est que 2h de route.”%%% “C’est vrai ? Tu ferais ça ?” (trop cool, ça fera les pieds à ma soeur et à beauf, eux qui se foutent toujours du fait que je ne sache garder aucune fille !)%%% “Oui, je pensais justement à toi quand le téléphone a sonné, je pense que c’est un signe. Pour nous deux.”%%% “Je préviens ma mère que tu seras là pour diner, 20h, ça te va, ça te laisse le temps d’arriver ?”%%% Elle a accepté, je n’avais plus qu’à attendre quelques heures, et je serais à nouveau en couple.
Cette année fut très semblables aux précédentes (bien que la fin fut… différente. Dans ma famille, le réveillon est une routine presque chorégraphiée, synchronisée, chacun a son rôle, et la mayonnaise prend sans faute après quelques échanges de chauffe. Le 24 au soir, la fête à la maison, en famille, mes parents donc, la grand mère xénophobe, ma soeur pondeuse, ses chiards, leur père débile, sans oublier la voisine veuve qui ne pense qu’au cul (elle a 65 ans), et le jeune couple des voisins d’en face qui viennent d’emménager. C’est le crédo de ma mère, ça. Inviter des étrangers et prétendre que notre famille est formidable. Manque de bol, il y a toujours un moment où ça part en vrille.
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Je pourrais vous dire que j’ai passé mes vacances à travailler, mais si vous me lisez depuis au moins 3 jours, vous savez que c’est plus qu’improbable. Je n’ai pas ouvert un seul bouquin (à part le programme tv, pour regarder les résumés des feux de l’amour, ça permet de suivre sans avoir à regarder la télé (je suis allergique, à part pour des chiffres et des lettres)), et je suis allé me ressourcer cailler les miches à la campagne, chez mes parents. Les vacances de Noël, j’aime pas. Quand j’étais petit, j’avais des cadeaux. Maintenant, ce ne sont plus des cadeaux, ce sont des “messages”. Car je vous en ai rarement parlé, mais mes parents sont des sacré peaux de vache :
2007 : des mini-haltères “on s’est dit que c’était une bonne initiative que tu te sois mis au sport, avec velib, mais faut que tu te fasses un peu les biceps aussi”.
2006 : une cocotte minute , sous entendu “comme ça, la prochaine fois qu’on vient te voir, tu évite de nous faire chauffer des raviolis au micro ondes en prétendant ne pas avoir d’ustensiles” (alors que j’avais demandé une machine à hot dog (trop la classe))
2005 : des verres à eau , “on a l’impression que tu bois beaucoup”.
2004 : 2 réveil-matin. “Si tu les combine à ceux de l’année dernière, peut être que tu réussiras à te lever pour trouver du boulot….”
Cette année, roulement de tambour, j’ai eu…. (suspense)… RIEN ! J’ai cru à une blague, mais non. “On s’est dit que comme tu allais avoir le capes, tu allais devenir prof et avoir un bon salaire (comment est ce possible, autant d’incohérence dans une seule phrase ?). Prend-le comme une motivation de plus à avoir ton concours (genre, ne pas avoir de cadeaux à noël, ça motive !). Et puis, cette année, on a décidé de se faire plaisir à nous. On part 3 semaines aux caraïbes, le mois prochain.
Pour ceux qui sont bénis d’avoir échappé à des études “soit disant” de lettres dans le supérieur, il faut savoir que l’on ne peut pas répondre à un sujet de façon “thèse – antithèse – synthèse”. Il faut construire une problématique toujours pas compris vraiment ce que c’est, mais ils y tiennent apparemment, c’est poser une question tordue, à laquelle on ne pourra pas répondre mais on fera semblant d’y apporter un éclaircissement. Pour répondre à cette problématique, il faut donc construire un plan. Le nombre de parties importe peu mais il faut en avoir 3. On peut en faire une de moins ou une de plus, mais dans ce cas là, on a une mauvaise note (C’est le principe de liberté et d’originalité de la dissertation).
Chaque partie doit avoir trois sous parties (là, il est accepté d’avoir plus de sous parties), et chacune de ces sous parties doit avoir des exemples précis, des citations, etc… (genre, on n’a que ça à faire d’apprendre par coeur 3 livres, l’année du capes, pour être sûr d’illustrer suffisamment). Quelque chose également à rendre, c’estt la métatextualité de l’oeuvre. (les profs de lettres adorent la pédance lexicale). En gros ça veut dire que la façon d’écrire reflète ce que ça dit.
Pour exemplifier, Guillaume Musso écrit des histoires mièvres et son écriture fade le reflète (vocabulaire gnan gnan, personnages stéréotypés, pauvreté du style reflétant la pauvreté de l’histoire, quoi), ou alors le Club des Cinq est une aventure et l’écriture est dynamique (verbes d’action, voix active, dialogues, etc…)
Enfin la conclusion doit faire la synthèse de tout ce que l’on a dit, comporter une opinion personnelle et ouvrir sur de nouvelles questions qui seraient autant d’autres bonnes problématiques (parce que déjà qu’on a passé 3 heures à trouver une question tordue, il serait bête de ne pas en trouver d’autres, hein) Donc pour résumer, pour une dissertation qui s’appelerait “la souffrance dans le roi lear”, avoir une problématique intitulée “y a t il de la souffrance dans la pièce ? nous verrons que oui, puis non, puis au final un peu”.
Et dire en conclusion (pour la metatextualité) : “Finalement, la pire des souffrances n’est elle pas infligée au spectateur qui doit se farcir trois heures d’âneries en vers (et pire maintenant que l’anglais est désuet)”.
Eh bien tout cela donne “2/20 : 1 point pour l’effort, 1 point pour l’absence de fautes d’orthographe, aucune sensibilité à l’oeuvre et aucune méthode, peut être que le Capes n’est pas fait pour vous”.
Je l’ai mal pris. J’ai jusqu’au mois de mars pour faire semblant de maîtriser les arcanes de la dissertation, dur dur !
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