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Le soleil vient de se lever…

Posted by Alexandre on Feb 25, 2009 in Je vous ai pas raconté ?

… Parlons de petit déjeuner.

Perso, je fais partie de ces gens qui n’ont pas vraiment faim le matin, et avaler un bol de céréales au lever est plutôt une torture qu’une panacée. Déjà gamin c’était le cas. Enfin, je dis ça, mais je dois quand même relativiser.

Manger 1, 2, 3 ou 4 pains au chocolat que nous avait apporté le camion de surgelé au début du mois ne me posait aucun problème. C’est un de mes pouvoirs spéciaux (oui, je sais, je suis un Heroes), mon estomac est plus élastique que celui de M. Fantastic quand il s’agit de gourmandise. Ne m’enviez pas, car mal contrôlé, c’est un pouvoir qui a beaucoup plus de défauts que de qualités, surtout pendant l’adolescence….

L’appétit vient en mangeant, et je le découvris tôt aussi, notamment en Bretagne, où je pouvais manger lard, saucisson, et pain de campagne avec beurre salé, et parfois un peu de fromage. De vrais bon repas qui tiennent bien au corps et qui descendaient tout seul. Et puis je fus grand et je me mis au café. Et alors le matin, ce fut un café avant de partir au lycée, pour 5 km à pied (les joies de la province).

Et j’eus un chez moi, et le petit déj’ évolua vers 2 puis 3 grandes tasses de café. Si je pouvais me le mettre en transfusion, je crois que je le ferais. Vivre seul offre toutefois des nouvelles perspectives en matière de plus important repas de la journée. Les restes de la veille font parfois de merveilleux débuts de journée. Fins de gâteaux, charcuterie restant après une raclette ou encore une ou deux parts de pizzas froides (il faut choisir celles qui restent bonnes le lendemain matin).

Et puis finalement, on prend goût à bien manger, surtout salé. Alors je me suis mis pendant quelques temps au bols de nouilles chinoises, puis j’ai eu ma période steak tartare. Depuis un an, je me suis remis au café. Mais bon, parfois, quand j’ai sur les bras les restes d’un repas de la veille, je me dévoue et je déjeune. Voilà ce que je viens de manger :

 
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Faire un excellent commentaire de texte

Posted by Alexandre on Feb 17, 2009 in De tout de rien

Aujourd’hui, j’avais prévu de vous donner un cours de méthodologie du commentaire composé de document. Et puis on m’a rendu mon Capes blanc, et j’ai eu 01/20. J’ai peur de ne pas être trop crédible du coup. Par contre, je peux vous dire ce qu’il ne faut pas faire. Pour un commentaire historique :

- Il ne faut pas se dire “oh, zut, je connais rien, je vais faire un commentaire littéraire et sur un malentendu, qui sait…”. Ca ne marche (malheureusement) pas du tout

- Il ne faut pas se dire “bon, Bush dit 3 fois qu’il est en guerre contre l’Afghanistan, c’est pas la peine que je le répète, je vais juste parler de “La guerre”, le correcteur comprendra bien !”. Le correcteur ne veut pas chercher à comprendre.

- Il ne faut pas commenter l’histoire comme un match de foot au présent (en français, ça marche très bien, en anglais universitaire, pas du tout)

- Il ne faut pas oublier dans l’introduction de dire “W Bush est le président des Etats Unis au moment de ce discours en 2002″, même si tout le monde le sait…

- Il ne faut pas aller trop loin dans l’analyse, même pour faire du remplissage (encore que me partie sur la rhétorique religieuse, les structures et anaphores bibliques, et le rythme ternaire était excellente…)

- Pour finir il convient d’arrêter (essentiellement) de se dire : “C’est bon, c’est juste un commentaire de texte, même sans connaissances, on peut toujours s’en sortir !”. C’est faux… (sic)

 
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Rechute

Posted by Alexandre on Feb 11, 2009 in Je vous ai pas raconté ?

Je fais partie de ces gens qui n’ont pas besoin de beaucoup de sommeil. Six heures pleines et je pète la forme. Je crois que j’ai pris cette habitude, ce rythme, assez jeune. Comme tous les enfants, je n’étais jamais fatigué. “Non c’est pas vrai, je suis pas fatigué”. Bizarrement, même fatigué, j’avais toutes les peines du monde à m’endormir. Je voulais être un grand et me coucher tard comme les grands.

Petit je lisais des heures indues, puis je fus accepté devant la boîte à pubs du salon pour le prime time, et en 4eme ou 3eme, j’eus la télé dans ma chambre et découvris les joies des deuxième parties de soirée.

Au lycée, il y eut l’ordinateur et les jeux en plus et il était rare que je me couche avant 2h. Je remarquai qu”arte proposait de sacrés bons films à partir d’heures pas possibles. Cela ne m’empêchait pas de me lever à 6h30 tous les matins pour prendre le bus de 7h19 ou marcher 45 minutes jusqu’au lycée en ayant juste un café dans le ventre.

A Paris, ce fut une révélation. J’étais quelqu’un du soir, et je pouvais enfin vivre de 10h à 4h du matin. Joie et bonheur. Puis, après quelques années, j’eus un travail pour lequel je devais être debout à 5h. Je devins du matin. Me lever tous les jours très tôt ne me posait finalement aucun problème et j’aimai ce rythme ultra matinal.

Je n’ai jamais eu de problème pour me réveiller à l’heure pour les choses importantes. Le dimanche, sans réveil, petit, je me réveillais systématiquement 15 minutes avant le début des dessins animés. Bizarrement, je ne me suis pas réveillé le jour du concours pour devenir conducteur de train. Je devais savoir au fond de moi que ce n’était pas fait pour moi, et ce jour là, j’étais donc allé voir Spiderman au cinéma au lieu de plancher sur des QCM.

Pour cette rentrée, je me suis motivé. J’allais redevenir lève tôt. Réveil entre 6 et 7 heures, je pourrais faire du sport avant d’aller en cours. Je n’ai pas fait beaucoup de sport le matin, à part 2-3 footings la première semaine (il faisait beau). et j’ai eu tendance à laisser le réveil sonner dans le vent avant finalement de le caler à 9h (ce qui est encore tôt, n’est ce pas, quand on n’a pas cours avant 11h ou 13h). Mais la semaine dernière, je me suis remotivé. “Je me lèverai tôt, et je ne ferai pas de sport au réveil (évitons les résolutions que l’on ne suivra pas), mais à la place je lirai”. A la place j’ai allumé la télé. Je me suis remis à regarder Des Jours et de Vies. J’ai honte.

 
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Des goûts et des couleurs

Posted by Alexandre on Feb 7, 2009 in De tout de rien

Le problème d’avoir des amis ou des connaissances intelligentes (ou en tout cas, qui cherchent à le paraître), c’est de choisir un film au cinéma.

Hier soir, 3 potes m’avaient proposé d’aller au ciné. L’un d’eux est un de mes potes de fac, les deux autres préparent le Capes d’espagnol (c’est vraiment flippant après quelques mois de fac de ne plus se retrouver qu’entouré d’étudiants stressés de la vie).

Moi j’ai proposé d’aller voir Coeur d’encre (parce qu’il y a un dragon sur l’affiche. Je suis fan des dinosaures, mais les dragons ça passe aussi). Ils ont rigolé comme si j’avais sorti une bonne blague. Ca m’a vexé. Ils ont proposé d’aller voir Slumdog Millionnaire, mais je l’avais déjà vu la semaine dernière. Alors j’ai proposé d’aller voir Twilight. Re-rires.

Finalement, on est allé voir “Le Che (première partie)”, parce que Benicio del Tor avait eu des prix d’interprétation et que les profs en avaient dit beaucoup de bien à nos potes ispanoph hipasnophob qui sont en espagnol. Ils étudient Cuba en Civilisation, eux.

Ben c’était chiant. Déjà parce que ça parlait espagnol et en plus, pour une fois que c’était une histoire avec des communistes, c’était même pas rigolo. Le seul truc qui prêtait à sourire, c’est que le Che qui avait un peu moins de 30 ans en paraissait 50, les rebelles de Cuba de 20 ans paraissaient en avoir 35, et les 2 adolescents de 14 et 16 ans avaient plutôt l’air d’en avoir 20-25. Je me suis donc dit que les enfant qu’on voyait parmi les figurants qui avaient l’air d’avoir 5 ans devaient être des nouveaux nés dans le screenplay, en suivant la logique. Ca m’a fait rigolé pendant 2 minutes.

Ca fait pas beaucoup de divertissement sur un film de 2 heures. Puis la lumière s’est rallumée, tout le monde a dit à quel point c’était génial, historiquement intéressant, bla bla bla, j’ai dit que j’étais d’accord, pour pas paraître en reste (il est hors de question qu’ils puissent penser que je suis moins intelligent qu’eux)(surtout que je suis sûr qu’ils ont pas aimé non plus). En sortant, ils m’ont proposé d’aller prendre un verre pour discuter du film. J’ai poliment refusé, en disant que je venais de m’acheter un disque de jazz et que je voulais l’écouter aussitôt rentré. Ils ont salué mes goûts musicaux et je suis rentré pour m’affaler devant un nouvel épisode de Gossip Girl en me disant que les gens qui passent le Capes, c’est vraiment des branleurs.

 
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La tornade blanche ou le Mystère des Objets qui Disparaissent

Posted by Alexandre on Feb 6, 2009 in Je vous ai pas raconté ?

J’habite un 13m² depuis 7 ans. J’ai quitté les joies du domicile familial pour m’installer presque directement tout seul à la majorité et l’ordre et la propreté, parmi d’autres domaines se sont vite posés comme problématiques.

Ma chambre d’enfant et d’adolescent était exemplaire de désordre. Je n’ai jamais vu d’autre chambre plus bordélique, mais tout comme mon collègue blogger Chondre, c’était un bordel organisé. Mon livre de maths ? Sous le lit, du côté droit près des pieds. Ma game boy ? Sous la tonne de papiers en vrac sur le bureau, près du porte plume. Le cd d’installation de windows ? Par terre, près de l’armoire.

Si je prenais déjà plaisir à ranger et ordonner tous mes livres (les Club des 5) dans les étagères murales, le meilleure moyen de tout avoir à portée de main me paraissait de tout mettre par terre. J’en étais arrivé au point de savoir sur quelles affaires je pouvais marcher sur le sol, et sur lesquelles m’abstenir sous peine de casser un boîtier de CD, un classeur vide ou une cartouche d’encre (parfois, je me trompai et le parquet se retrouva orné de jolies marques bleues, rouges ou vertes (j’avais des cartouches d’encre de toutes les couleurs) qui attestent toujours de mes années dans cette pièce). Ma famille s’était résignée à mon bordélisme (ils n’étaient de toute façon pas vraiment à même de me critiquer même si j’étais bien pire), et aucune menace physique, de poubéllisation surprise, ou de dénonciation auprès de mes amis n’avait réussi. Mais quand j’emménageai dans mon appartement, les choses durent changer. Premièrement parce que le meublé n’avait aucun meuble de rangement sinon le meuble sous l’évier.

J’aurais continué dans mes travers à tout garder par terre si je n’avais pas passé les 3 premiers mois en compagnie d’une jeune fille qui m’empêcha de m’exprimer pleinement. C’était le bazar car il n’y avait pas de meubles, mais c’était passable, nous avions peu d’affaires. Puis elle partit. Les affaires s’accumulèrent, des meubles furent achetés, d’autres affaires vinrent encore s’ajouter, d’autres furent rapatriées de la maison familiale pour des questions de valeur sentimentales ou de “on ne sait jamais, je pourrais en avoir besoin un jour) et au bout de 7 ans, il faut bien avouer que mon appartement est devenu une sorte de dépotoir, propre et bien mieux rangé que ma chambre à l’époque, mais un dépotoir quand même. Mes amis les plus diplomates disent volontiers “en même temps dans un si petit espace, c’est difficile de tout bien ranger”, les autres disent facilement “ah oui, tu disais vrai, c’est un vrai foutoir ici”. J’ai donc repensé aux anciennes menaces de poubellisation et me suis dit qu’être radical était parfois la meilleure solution. Plusieurs fois par an, cela me prend. La dernière fois, c’était mardi. A la base, je venais de nettoyer le sol et je me disais que ce serait bien de brûler de l’encens. Mon encensoir était à sa place, une partie devant le four, le couvercle caché à côté de mon appareil à raclette au sommet de l’étagère du coin cuisine, et l’encens caché derrière pleins d’affaires sur l’étagère au dessus de mon ordinateur dans le coin opposé. Ne restait qu’à trouver les charbons. J’ai donc vidé l’étagère au dessus de mon ordi, et ai sorti un sac poubelle. Les charbons n’y étaient pas, mais j’ai jeté des vieilles pièces informatiques qui avaient plusieurs années et “qui pourraient toujours servir” mais vraissemblablement pas, mon tapis DDR qui ne marche plus très bien (là j’ai hésité 15 bonnes minutes), des vieux papiers, des figurines que j’avais récupérées aléatoirement (une petite voiture rouge, par exemple, trouvée il y a bien 2 ans) J’ai continué mes recherches à travers l’appartement, vidant tout par terre avant de tout remettre en ordre, lançant allègrement tout ce que je pouvais dans le grand sac bleu. J’en ai rempli deux. Je n’ai pas retrouvé les charbons. De là se posent plusieurs questions. Ai-je jeté les charbons une fois précédente en me disant que je ne les utiliserais plus ? Ai je jeté également ma vieille game boy de 15 ans d’âge en me disant que je n’y jouais de toute façon plus ? Si c’est le cas, autant jeter les cartouches que j’ai retrouvées. Mais si je n’ai pas jeté la console, dois-je jeter les-dites cartouches ? Et si j’ai jeté la game boy, ce qui est possible, aurais je vraiment jeté le grand couteau de cuisine que je ne retrouve plus depuis plusieurs semaines ? Me l’a-t-on volé ? Qui pourrait bien voler un couteau de cuisine parmi mes amis ? Et comment faire pour subtiliser discrètement une lame de 30 cm ? Autant de questions auxquelles je n’arrive pas à trouver de réponse entièrement satisfaisantes…

 
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Les joies du Capes – 1 – l’écrit

Posted by Alexandre on Feb 2, 2009 in De tout de rien

Tout d’abord, merci pour vos milliers d’encouragements pour ce capes blanc. Je ne me lance dans aucun pronostic. On verra les résultats… Il y a quelques années, je cotoyais 2 personnes qui préparaient le Capes, je les prenais pour de doux dingues. Très posément et très synthétiquement, ils me disaient que préparer le Capes revenait à annihiler pour minimum un an toute vie sociale. Je rigolais bien en entendant cela ! (Notamment parce que je me disais que pour l’un deux cela n’avait pas du changer grand chose à son quotidien, il avait pas d’amis).

Et puis Nathalie, ma bonne amie (que je vois de moins en moins maintenant que l’on est ensemble à la fac, allez comprendre), m’a entraîné, “allez viens, on va le passer ensemble ce sera fun !”. Je n’avais rien de prévu cette année, sinon continuer à travailler dans un magasin que je n’aimais plus, alors j’ai dit Banco ! Il faut savoir qu’on a beau connaître les épisodes de Friends par coeur et suivre Desperate Housewives, Lost et toutes ces idioties en VO (qui sont autant d’heures de régal chaque semaine), cela ne sert strictement à rien pour préparer l’épreuve. Petite explication, le Capes d’anglais se compose d’un écrit de trois épreuves :

1 épreuve de 5 heures de littérature (avec au programme, cette année, les Raisins de la Colère de Steinbeck, le Roi Lear de Shakespeare, et Jane Eyre de Charlotte Brontë)

1 épreuve de 5 heures de civilisation (au programme, le pouvoir éxécutif américain de 1933 à 2006)

1 épreuve de 5 heures de traduction.

Pour la littérature, il faut donc connaître les 3 livres sur le bout des doigts, avec citations, numéros de chapitres, et bonne connaissance des thèmes abordés avec exemple précis.

Pour la civi, il faut connaître tous ses présidents américains, les compositions du Congrès, les lois, les guerres, la Constitution, les scandales, les lois qui ne sont pas passées, pourquoi, etc… Pour ces deux épreuves il faut être le plus exhaustif possible et faire si possible des plans en 27 parties.

Et pour la traduction, il faut être capable de traduire le plus parfaitement possible de l’anglais au français et vice versa. Les textes sont littéraire et peuvent aussi bien être une description de voiture, une scène d’action, ou un extrait de Muriel Barbéry (cet auteur incroyablement jouissif à lire mais où l’on se rend compte que même dans sa propre langue on a un vocabulaire limité face aux mots peu usuels (désolé de ne pas souvent utiliser “faconde” ou “superfétatoire”)).

Enfin bref, tout est fait pour faire baisser les notes le plus possible et voir si certains se sortent du lot. La moyenne générale est fixée à 5 ou 6 et seuls ceux qui ont une moyenne de 5.5/20 à l’écrit sont admissibles à l’oral pour de nouvelles épreuves.

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