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Sigmunda

Posted by Alexandre on Mar 30, 2010 in Chez la psy

Ce que j’ai oublié de dire, c’est qu’en me donnant mon arrêt de travail de trois jours, le docteur m’a pris rendez vous pour voir un spécialiste, au cas où.

Jeudi, j’ai donc été pour la première fois chez la psy.

J’ai été très décontenancé, parce qu’elle n’est pas vraiment du genre à faire la conversation. J’ai eu beau lui dire que pour de vrai, j’allais très bien, elle a insisté pour que je parle de moi malgré tout. Alors j’ai beaucoup parlé de mes problèmes avec Robert, comment je me sentais régulièrement blessé et rabaissé, et que j’en venais à trouver des machinations pour l’embêter en retour, mais que je sentais bien que ce n’était pas très sain. Elle m’a écouté avec attention, mais ne m’a pas donné beaucoup de conseils. Elle m’a juste dit que je devais essayer de faire des efforts et essayer d’être gentil avec lui toute une semaine, lui faire des compliments, lui montrer des petites attentions…

“Vous savez” elle m’a dit, “On pourrait essayer de le faire venir. Même si ce n’est pas ma spécialité, je fais quelques thérapies de couple.”

“Mais !! Je ne suis pas en couple avec Robert !!”

“Vous pouvez être honnête, Monsieur Bernique, cet espace est un espace où vous devez vous sentez libre d’être qui vous êtes, sans avoir peur d’être jugé. Tout ce que vous direz ne sortira jamais de ces murs, je suis tenue au secret professionnel, vous le savez”, ajouta-t-elle d’une voix qui se voulait rassurante.

“Non, mais ce n’est que mon colocataire. Je ne suis pas gay.”

“Vraiment ??” Elle a paru surprise. Ca m’a vexé.

Du coup, j’ai fait mon outragé et je suis parti.

Après coup, j’ai quand même réfléchi, et j’ai compris que je devais le prendre comme un compliment. Elle a dû se dire qu’un homme aussi beau, bien habillé, drôle etc… trop parfait, en somme ne pouvait qu’être homosexuel.

Et j’ai décidé d’essayer de faire des efforts avec Robert.

 
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On en était où déjà ?

Posted by Alexandre on Mar 30, 2010 in De tout de rien

Ah oui, c’est vrai. Mardi, je me réveillais avec une bonne gueule de bois et une coupe à rendre jalouse la chanteuse de Desireless.

Forcément, j’ai un standing et un sex appeal à conserver auprès de mes élèves et de mes collègues. J’ai donc téléphoné au secrétariat pour dire que j’étais malade. Mais bon, il me fallait quand même le ticket doré, le passeport magique, celui qui permet de ne pas venir tout en étant payé : le certificat d’arrêt de travail. J’ai passé trois heures à réfléchir comme un dingue à la meilleure excuse à fournir à mon médecin (tout en me bâfrant de brioche et de Nutello en jouant à Soulcalibur 3 (je défonce tout le monde avec Talim (enfin, essentiellement l’ordinateur)).

J’ai eu la meilleure idée du monde !

(et comme je sais que tu veux connaître la suite, mais que j’ai envie de t’en mettre plein les yeux, je vais t’offrir un court passage dans un style pompeux et absolument horrible)

J’entrai dans une mi-pénombre peu rassurante dans le cabinet de mon médecin. Mes Converses s’enfonçaient mollement dans la moquette épaisse qui recouvrait le plancher de cet immeuble Haussmannien. Vert, aux arabesque passées , le tapis me conduisit à la salle d’attente que dissimulait une lourde et massive porte blanche. La poignée tiède et métallique semblait porter l’empreinte des centaines de malades qui l’avaient tournée, ne sachant si le diagnostic qui viendrait les condamnerait ou les sauverait d’une gastro entérite mortelle. La petite salle était vide. Les moulures au plafond révélaient un passé de chambre d’enfant peut être, ou de boudoir. Ce n’était pas la première fois que je rentrais dans cette pièce, mais comme à chaque fois, un sentiment d’oppression et de malaise m’étreignit. La lumière trop vive comparée à la grisaille dehors qui cherchait à gagner la partie en passant par la fenêtre, les fauteuils, comateux, fatigués, inconfortables, et les petites chaises en plastique, une rouge, une bleue, dans le petit coin, près de la plante verte, symbole irréel d’un accueil chaleureux pour des enfants qui troubleraient le calme léthargique et la douceur malade de la pièce. Au centre, une table de cèdre, ou bien de chêne. Je n’ai jamais su faire la différence. Plusieurs piles difformes la recouvraient, gênant l’identification. Des Marie Claire étaient allongées, lascives, sur des Economists que ça ne semblait pas troubler. Mickey et Guillaume Musso, à côté, les visages presque joints, semblaient s’amuser d’ainsi se retrouver, au vu de leurs sourire béats. Le Monde, surplombant tout ces visages, tous ces sourires, tous ces gros titres, dominait la scène, impassible devant cette orgie improbable. J’étais seul. Perdu au milieu de tous ces étrangers de papier. Un bruit me sortit de mon absence de réflexion. La porte s’ouvrait lentement, terriblement. Le visage sévère et magistral du docteur apparut, porteur de sa science et se son art: ses rides ne parvenant pas à faire barrage à ses yeux perçants et brûlants d’intelligence.

Il était celui que j’allais devoir affronter. Il me faudrait le convaincre. Ne pas faillir. Ne pas oublier l’artefact que je venais récolter. J’étais Oedipe face au Sphinx, et je n’avais pas le droit à l’erreur.

(fin du syle pompeux et horrible)

Ma réflexion de la matinée m’avait en effet fait réaliser que sans symptôme vérifiable tout en restant crédible, le plus fin était de jouer une petite dépression, un passage à vide. Pour un peu, j’aurais téléphoné à mes parents pour enfin leur PROUVER que toutes ces heures passées à regarder des séries AB m’avaient appris à jouer. Il n’y vit que du feu. Je lui ai raconté que cette année était très difficile, et que souvent après les cours, les larmes me montaient aux yeux (ce qui est vrai, mais c’est à force de rire en me moquant de mes élèves). Il m’a donc donné un arrêt de trois jours, exactement comme je le voulais.

Parfois, je me regarde dans le miroir et je me dis que je suis vraiment trop EXCEPTIONNEL.

 
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J’ai trop de trucs à vous raconter !!!!

Posted by Alexandre on Mar 30, 2010 in De tout de rien

Mais là, il faut que je parte (je suis à la bourre)

Si je peux (et si vous me harcelez), j’écrirai en rentrant ce soir.

 
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Si vous voulez me voir

Posted by Alexandre on Mar 28, 2010 in De tout de rien

Je serai cet après midi au Salon du Livre pour des dédicaces.

(bon, d’accord, pour de vrai j’accompagne Robert, mais ça n’empêche, si vous avez des bouquins sur vous (ou un carnet d’autographes, ou un morceau de peau ou même une culotte), je peux les signer en marquant une ânerie genre “avec toutes mes amitiés” ou bien “à un(e) fidèle lecteur(-trice), bises”)

 
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Une raison pour laquelle je regrette un peu d’avoir fermé les commentaires,

Posted by Alexandre on Mar 26, 2010 in De tout de rien

C’est que je ne verrai plus apparaître le prénom d’Héloïse, qui me fait toujours penser à cette EXCELLENTE chanson de Barry Ryan (même si sa Eloïse n’a pas de “H”)

Eloise (pour réveiller ton vendredi matin)

 
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Je viens de perdre une lectrice, je crois

Posted by Alexandre on Mar 25, 2010 in De tout de rien

Plus tôt dans la journée, Robert m’a téléphoné.

“Dis, tu sais, je sais que je t’ai joué des sales coups, dernièrement, mais on, je t’aime bien tu le sais”

Autant vous dire que je me suis méfié.

“Mais non, c’est pas la peine d’être sur la défensive, et puis on a beau être différent, tu es quand même unique, et très drôle !”

Je me suis dit qu’effectivement, s’il me reconnaissait des qualités certaines, peut être était il temps de faire une trêve.

“Justement, j’ai croisé une ancienne collègue, ce matin, et elle vient de se faire larguer, la pauvre”

Moi je me suis demandé pourquoi il m’en parlait.

“N’en parle pas à Ludmilla, mais en fait, avant de la connaître, j’étais à fond sur elle, elle est vraiment cool et plutôt bien roulée si tu veux mon avis”

Là je me suis vraiment demandé la raison de cet appel (et en même temps, intérieurement, je me suis bien foutu de sa gueule, parce que “bien roulée”, à moins d’avoir 60 ans passés, ça ne s’utilise plus du tout)

“Du coup, quand elle m’a raconté ça, j’ai pensé à toi. Elle est célibataire, toi aussi, je me suis dit que vous vous plairiez peut être, et ce serait ma façon de me faire pardonner après la fois ou t’avais ramené la pouffe, là, Josia—Joséphine.”

J’ai été ému par autant de sollicitude. J’ai toujours dit que ce garçon, bien que benêt, avait quelque part au fond de lui un bon fond.

Sauf que.

Une fois arrivée au restaurant, j’ai été conduit à une table ou la “pépé” m’attendait.

Mais elle était moche, mais moche à un point que vous ne pouvez pas vous imaginer. des bas-joues, un poireau sur le cou, des cheveux gras (bon, en même temps, je devrais faire un peu moins le malin, question cheveux (d’ailleurs, faudra que je vous raconte, mais je reviens au plus récent)) et un regard de navet (et vous savez comme moi que ça a pas une expression faciale follichonne, un navet).

Bref, je fais quand même le gars gentil, je souris, je lui parle un peu de moi… Mais plus je la regardais, plus j’étais fasciné par autant de laideur, si bien que je me suis excusé, j’ai sorti mon téléphone (toi aussi gagne un bon de réduction de 30 centimes aux rayon fruits-légumes de carrefour en m’envoyant le nom du modèle par mail (n’oubliez pas de marquer votre adresse postale pour le recevoir)) et j’ai twitté à quel point elle était moche (je ne suis pas SI cavalier que ça, elle aussi en a profité pour regarder ses messages).

Sauf que.

Ce que je ne savais pas, c’est que Robert ne la connaissait pas pour de vrai, qu’il avait juste envoyé un mail à une de mes commentatrices pour organiser ce dîner en lui faisant promettre de ne pas le dire avant  23h, et que cette fidèle lectrice était abonnée à mon compte twitter. Elle a donc su en direct ce que je pensais d’elle et que j’hésitais à me tirer en la plantant là toute seule dans le resto.

J’ai donc fini mon repas seul, en tête à tête avec mon iphone.

(mais je m’en fous, car ça m’a donné l’opportunité de regarder sur ma boussole où était le nord, et de voir sur E! online que Johnny Depp aime les vrais seins.)

 
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A qui de nous ressemblez vous ?

Posted by Alexandre on Mar 24, 2010 in De tout de rien

Vous vous demandez sûrement si vous ressemblez plus à Robert, à Ludmilla, à Barnabé ou à moi.

Votre rêve devient réalité, l’heure de vérité a sonné.

Read more…

 
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Vacances non souhaitées

Posted by Alexandre on Mar 23, 2010 in De tout de rien

Hier soir Barnabé est passé pour regarder Top Chef avec moi( je l’invite souvent parce qu’il fait de bons gâteaux). Ludmilla a bien essayé de soudoyer le salon pour regarder Saw je sais plus combien (un jour je ferai une thèse sur l’influence néfaste des grand frères sur les filles jolies), mais on l’a envoyé balader (j’avais réservé le salon en preum’s (on a fait un système avec une fiche, comme dans une bibliothèque (une idée de Robert), et on a le droit de booker le salon 1 fois par semaine)).

Barnabé, c’est rigolo, parce qu’avant c’était juste un pote (on se disputait souvent à propos de musique (il considère que Mylène fermière est une artiste FA-BU-LEUSE), et puis quand Nathalie a arrêté de me donner de ses nouvelles, on s’est rapprochés (Robert dit que je me suis incrusté), et c’est un peu mon meilleur ami aujourd’hui (nos divergences musicales se sont finalement rabibochées grâce aux Pussycat Dolls).

Bref, le film et une demie bouteille de Baileys plus tard, j’ai demandé conseil. “Tu me conseillerais quoi, toi pour trouver une vraie copine (à part la solution dont tu me parles souvent mais qui ne m’intéresse pas) ?”

Comme la bouteille de Baileys n’était pas descendue toute seule, il a décidé de laisser s’exprimer sa fibre créatrice en me faisant une nouvelle coupe avec ma tondeuse à barbe.

Je suis donc en train de chercher une excuse crédible à sortir à mon médecin tout à l’heure pour avoir un arrêt de travail de quelques jours….

 
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De l’art d’être un bon professeur #1

Posted by Alexandre on Mar 22, 2010 in au bahut

Souvent, les gens se demandent quelles sont les qualités requises pour être un bon enseignant.

Ce n’est pas simple. Les connaissances ne suffisent souvent pas à passionner une classe.

Il me paraît évident que créer un climat chaleureux et convivial est une condition sine qua non pour de meilleures conditions d’apprentissage.

Aussi, les dessins au tableau sont une excellente façon de faire baisser la tension et le stress des élèves quand ils ont toute une journée de cours dans les pattes :

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Pourquoi je vais fermer les commentaires dès demain

Posted by Alexandre on Mar 21, 2010 in De tout de rien

Ca fait plusieurs semaines que j’en parle avec moi même.

Votre avis m’intéresse (surtout quand des femmes se proposent de s’offrir à moitié nues, c’est certain), mais finalement, mes billets n’ouvrent aucune question, aucune polémique, et du coup, les commentaires sont limités (avouez que même pour vous cela devient redondant de me dire à quel point vous m’aimez sur chaque billet).

Ca me flatte de recevoir des mails à chaque fois que quelqu’un commente, mais ce n’est pas le but recherché et en plus, je culpabilise de ne pas avoir le temps de répondre (je me suis acheté la première saison de Alf en DVD…).

D’autre part, pour m’envoyer vos déclarations enflammées, il y a, je pense, suffisamment de moyens de me contacter.

bises à tous et à toutes.

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