Posted by Author on Jul 3, 2010 in
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Cette fois, ce n’est donc pas Bernique qui prend le clavier, c’est moi.
Cette impression de puissance quand les gens vous lisent… Vous pouvez leur parler de tout… C’est dingue…
Bon, en fait, je sais pas trop quoi vous dire, je pourrais vous raconter tellement de choses, mais est ce bien la peine ?
Beaucoup d’entre vous l’ont vite deviné, Alexandre Bernique était une oeuvre de fiction, aucun des personnages n’était réel et toute ressemblance avec des personnes existantes ne fut que complètement fortuite (ouais, bon, là, j’admets, certaines personnes de mon entourage sont un peu passé à travers ma moulinette).
Je n’ai jamais pensé que mon petit feuilleton blogguesque puisse vraiment plaire à quelqu’un d’autre que moi (d’autant que mes amis n’ont jamais accroché (mes amis sont tout sauf aussi cool que vous)). Je me suis beaucoup amusé à écrire chaque billet et à les relire aussi, quelques temps plus tard. Mais vos réctions par mail, twitter, ou facebook m’ont toujours surprises et touchées.
Je remercie les personnes qui sont rentrées dans le jeu, ainsi que celles qui se sont laissées convaincre et ont parlé à Bernique comme s’il existait réellement. J’ai tâché de donner énormément de vie à ce personnage et sur twitter comme sur facebook, c’est souvent lui qui vous répondait, parfois moi. Si j’ai toujours su faire la différence entre mon narrateur et moi même, je tiens à m’excuser auprès de ceux et celles qui ont été troublés par l’ambiguité créée par ces différents modes de communication.
Ces derniers temps furent plus difficiles pour bien les séparer et c’est pour cela que Bernique s’est d’ailleurs fait beaucoup plus discret hors du blog.
Et maintenant ?
Je me réserve l’été pour me reposer, et je vais tâcher de créer un nouveau blog pour le mois de septembre. Un nouveau feuilleton, une nouvelle fiction. Je vous informerai ici et sur facebook à ce moment là. J’espère que vous me suivrez à nouveau.
Merci encore à tous de m’avoir lu épisodiquement, régulièrement et pour certains, depuis longtemps. Je vous envoie toutes mes amitiés, Les commentaires vous sont ouverts et dites tout ce qui vous passe par la tête (c’est le moment de m’engueuler ou de me dire tout ce que vous n’avez pas trop aimé, vraiment !)
L’Auteur
Posted by Alexandre on Jul 3, 2010 in
De tout de rien
La nourriture était très bonne, et le vin aussi, d’ailleurs.
Avec Robert, on a décidé de ne pas trop parler des sujets un peu craignos de ces derniers temps, alors on s’est souvenus de la façon dont l’on s’était rencontrés, quand j’avais répondu à son annonce “tu m’as paru tellement stupide, je suis désolé, mais je t’ai signé uniquement parce que je savais que j’allais pouvoir m’amuser! …et ta façon de dire “je suis prôfesseur”… J’ai appelé Lu 5 minutes après que tu sois parti pour lui dire que je nous avais trouvé un sacré énergumène. Et en même temps, tu sentais le gars sympa, qui paierait à temps, et ne serait pas non plus suffisamment idiot pour se laisser faire, j’avais senti une petite résistance que j’appréciai aussitôt !”
“En même temps, quand je t’ai rencontré, tu m’as juste paru prétentieux et complètement foireux (oui, je sais j’invente des mots, arrête de le faire remarquer) “ôôui, ici se trouvent les sanitaires, et en sortant, frontalement, se trouve la salle de toilettes”
“hahaha, tu affabules, je ne parle pas comme cela !”
“franchement, pas loin, quand on a eu marre du tim’es up, quand tu n’étais pas là, dans mes soirées jeux, on jouait à “Robertisator”. Un candidat note une phrase tout con, un autre la Robertise et la donne aux autres, et les autres jouent la rapidité pour reconstituer la phrase d’origine. On s’est tapés de sacrées barres”
Et on a échangé sur tous ces moments où l’on avait bien ri l’un de l’autre, ou l’un avec l’autre….
Avec le vin et l’obscurité, il était quand même difficile de ne pas se voir pour échanger dans cette rigolade, alors on a essayé de rapprocher nos chaises et finalement, après s’être tapés une ou deux fois dans le dos, elles se sont faites un peu plus fermes et moins fugaces… Elles ont un peu pris leur indépendance, je crois, parce que je pense qu’il n’a pas été le seul à en profiter… Nos rires sont devenus plus bas, jusqu’à devenir des murmures… J’ai aimé sentir sa chaleur contre mes paumes. Il m’avait vraiment manqué… Oui, à ce moment là, je me suis encore dit un peu dans mon esprit vagabond, que c’était de la bonne amitié… la joie des retrouvailles. Mais quand les mains commencent à courir le long du torse pour descendre sur les cuisses, je suppose que ce n’est plus vraiment juste de la camaraderie virile. Et puis quand on ferme les yeux alors que l’on est complètement dans le noir, c’est quand même le signe de quelque chose, non ?
Je ne sais pas comment les filles ont eu cette idée, ou si c’était à ce point prémédité, mais je crois qu’être complètement débarrassé du regard des autres ainsi que du mien m’a aidé à ne pas trop réfléchir et juste sentir sa peau dans mes mains, chaude, ni trop sèche, ni trop moite, et tonique, des formes que je n’avais jamais connues auparavant, des traits nouveaux, un parfum différent aussi, comme si un monde nouveau m’ouvrait son portail électrique pour laisser rentrer ma kangoo (comment ça prétentieux ?)…
Cette fois, c’est moi qui me suis avancé pour l’embrasser.
Ce n’est que le lendemain soir que nous avons appelé Stéphanie et Ludmilla (entre temps, on a été un peu occupés à découvrir de nouvelles sensations)(je ne parle pas des nouveaux carambars).
Ludmilla nous a donc appris que depuis longtemps, elle était certaine que Bobby et moi avions une complicité un peu supérieure à la normale, et qu’elle avait essayé de faire comme si de rien n’était. Mais quand elle avait appris ma mort, elle avait décidé de nous laisser ce mois, à Robert et à moi.
“Mais comme vous êtes deux tâches, vous avez fait que de la merde ! Toi en te comportant comme un bipolaire, et toi en rappelant ton ex pour la demander en mariage ! Du n’importe quoi. J’aurais pris vos tête et je les aurais cognées ensemble comme des noix de coco si vous aviez pas fait 15 cm d’écart ! Stéphanie c’est par hasard si je suis tombée dessus à l’hopital l’autre jour. Je m’étais résignée, vous êtes bêtes, vous êtes bêtes, j’allais pas venir vous ouvrir les yeux avec un scalpel, et puis elle est arrivée avec son épaule démise. On a beaucoup discuté avant que je te dise de venir la récupérer. On a été un peu en désaccord. Elle m’a légèrement insultée pendant 20 minutes (c’est ma stéphanie, ça, toujours le langage fleuri quand elle est jalouse), mais elle m’a paru troublée, j’ai donc croisé les doigts en espérant qu’elle reprenne un peu ses esprits et qu’elle constate quand même qu’elle avait un peu un rôle de bouche trou. Ce qu’apparemment, elle a fait, avec un timing que tu as du apprécier”
J’ai bien suggéré qu’elle et Stéphanie se mettent ensemble pour un happy ending mais “j’aime trop la bite, Bernique”.
Et la suite, ben il n’y en a pas vraiment, pendant cette dernière semaine, Bob et moi on a un peu essayé de profiter du temps (mais on s’est quand même pas mal engueulé (COMMENT peut il prétendre que Teardrop de Massive Attack est mieux que Teardrops de Womack & Womack ????), mais rassurez vous, on a géré…) et je suppose que l’Auteur me tuera cette nuit, maintenant que tout est écrit, et que vous savez tout.
(Juste avant de partir, je voulais remercier tous ceux qui ont fait des commentaires, les supprimer c’était l’idée de l’Auteur, ce salopard, ce tortionnaire, ce tueur de caniche, ce tyran !!! Moi j’ai toujours aimé lire vos réactions ! (sauf quand vous faisez les putes (j’ai la liste de ceux qui ont été méchants, je viendrai les hanter)) et sinon, je vous remercie d’avoir suivi es aventures et de m’avoir témoigné de l’intérêt (même si ça paraît normal, parce que je suis/fus le plus beau, le plus cool, et le plus LEGENDARY de tous les bloggeurs !!!!!!! Je vous aime)
Posted by Alexandre on Jul 2, 2010 in
De tout de rien
quand on est seul, on s’ennuie un peu… On est assis, on ne voit rien, on n’a rien à faire, on ne peut même pas jouer avec son iphone parce qu’ils les confisquent à l’entrée (même au lycée, on envoie tous des textos en cours, mais au resto, non, y a pas le droit, n’importe quoi…) alors on s’amuse à essayer de retrouver les fourchettes et couteaux (5 secondes), on joue avec en leur faisant faire un madison (3’40), on se sert de son verre comme chapeau en se disant que c’est top que personne ne puisse voir (15 secondes), on échange de côté les couverts de la place d’en face (25 secondes (+1 minutes 30 d’excuses auprès du serveur parce qu’on a cassé un verreàà, et après on attend…
Qu’est ce que je vais lui dire ? Dois je avoir l’air énervé, aimant, déçu ? On prépare une grande phrase à ressortir (“tu ne saurais imaginer l’anéantissement dont je me suis senti victime quand j’ai reçu ton appel. Le monde s’est arrêté, les oiseaux se sont tus, Nicole n’existait plus, le soleil s’est arrêté de tourner autour de nos vies misérables et éphémères….”
Et avant que j’ai eu le temps de fnir cette diatribe passionnée et spirituelle, j’ai été interrompu “c’est par ici”, bruit de chaise, “merci”.
Sauf que ce n’était pas la voix de Stéphanie…
“Robert c’est toi ???”
“Euh, Alexandre ? Ludmilla m’a donné rendez vous pour diner avec elle… Je ne comprends pas…”
…
Sans téléphone pour l’engueuler, et parce que j’avais grave a dalle, j’ai dit “bon, ben on va manger, et on avisera après…” J’étais un peu enervé et il a du le sentir au son de ma voix car il a tout de suite proposé de partir, mais je lui ai dit que non, ça me faisait plaisir de ne pas le voir (vous penserez ce que vous voudrez, mais c’était DROLE !).
On n’a quand même pas dit grand grand chose, on était vachement gêné.
Puis il m’a dit “je ne t’ai pas félicité au fait, c’était bien samedi ?”
Je pensais qu’il déconnait, qu’il était au courant, comme tout le monde, alors j’ai fait semblant : ouais c’était génial, on a été un peu déçu, parce que malgré des promesses d’une amie qui connaissait leur épicerie exotique, on n’a pas eu la Compagnie Créole, mais à la place on a eu un DJ qui a passé que du bon son des années 80 à 2000, et que tout le monde était déchaîné sur las ketchup. Mais même à ça, il a rien dit. Seul dans le silence, sans savoir ce que pense ou fait l’autre (si ça se trouve il essayait de se tailler les veines avec son couteau (heureusement que j’avais fait l’échange avec la fourchette, il aurait plus de mal))… J’ai donc vite repris “Stéphanie a annulé le mariage la veille. Je pensais que tu le savais. Tu lis plus mon blog ? (pourriture)”
“Je dois t’avouer que depuis la dernière fois que nous nous sommes vus, non, j’ai plutôt essayer de ne pas trop penser à toi… Enfin, pas davantage…”
Je ne lui avais jamais entendu de voix aussi triste. Je ne sais pas pourquoi, j’ai avancé ma main sur la table, et quand j’ai trouvé la sienne, je lui ai donné quelques petites tapes de compatissance compassion. Il a serré ma main, et je l’ai laissé faire. Pauvre bougre. Je lui ai demandé ce qu’il avait fait depuis, que j’avais été supris de ne plus avoir aucune nouvelle, et que ça m’avait bien peiné (rigate) également.
Il squattait chez un de ses potes parti couvrir la coupe du monde, et qu’il ne faisait pas grand chose de ses journées.
Nos entrées sont arrivées, et la glace étant brisée, nous avons mangé de bon coeur…
Posted by Alexandre on Jul 2, 2010 in
De tout de rien
(oui, il y a eu une légère faille spatio-temporelle :J’ai eu une cinquantaine d’heures offertes, je crois que ça venait de mes point fidélité)
eu LA discussion par téléphone. Faut pas croire, nous ne sommes pas ces personnages débiles de séries stupides.
A la place, elle m’a donné rendez vous 3 jours plus tard dans le restaurant, là où on est dans le noir complet et où les serveurs sont des aveugles pour nous faire comprendre ce qu’ils ressentent.
J’ai tout de suite eu des idées un peu pas trop catholiques, alors j’ai accepté direct.
Attendre pendant ces 3 jours, par contre fut plutôt difficile, parce que je n’avais strictement RIEN à faire (et pas le temps de me faire un marathon Lost ou de me refaire entièrement Kingdom Hearts). Alors j’ai regardé le nouveau jeu de Jean Luc Reichmann en me disant que c’était trop cool, et que je n’en avais plus rien à faire de ce que pensaient les autres (vous), maintenant (et d’ailleurs, j’ai beaucoup aimé Il était une fois et Hairspray (donc je les ai re-re-re-re-re-re-regardés)).
Arrivé le fameux soir, m’est venue la question cruciale. Comment m’habiller ? Oui, je sais, ça paraît trivial, vous me le dites un peu à chaque fois que je vous pose cette question, mais bon, là vous conviendrez bien que la question se pose. Vous êtes dans le noir, personne ne vous voit, autant être confort et porter son jean préféré (vous savez, celui complètement déchiré à l’entrejambe et dans lequel vous vous sentez trop bien, mais que vous savez pertinemment que si vous le portez face à des élèves mineurs, vous risquez le procès) ou faire genre on est chic et porter ce supeeeerbe costume Calvin Klein (bon, en fait, c’est un C&A mais il vous va plutôt bien).
En fait, je suis complètement d’accord avec vous, décontracté, mais pas trop. M’enfin, bon…. quand vous savez qu’il ne vous reste que quelques jours, que le ridicule ne tue pas, qu’elle vous a planté devant l’église et qu’elle ne vous a rappelé que parce que vous avez été “second base” avec sa mère, vous vous dites “MAIS JE M’EN BRANLE” (c’est un peu devenu mon leitmotiv, en fait)(mes parents n’ont pas trop aimé mon leitmotiv quand ils m’ont parlé de ma soeur ENCORE enceinte (non mais sérieux, coupez les lui les machins du dedans) ou de la voisine machine qui l’autre jour à Super U leur a raconté que les pain plié du boulanger était industriel, sisi). Alors j’ai mis mon jean difforme (enfin, il les dévoile plutôt bien)(les formes)(oui, je sais, vous aviez compris), et un tee shirt de hooligan (un vieux Fido Dido retrouvé dans mon placard, je l’avais récupéré pour une “We are the 90s”).
Elégamment accoutré ainsi, je me suis donc rendu au fameux restaurant. Ce que je n’avais pas prévu, c’est qu’en fait, c’est vers Beaubourg, et comme je me suis un peu perdu pour le trouver (vous saviez, vous, que l’iphone a une fonction carte ?), je me suis fait un peu draguer par ces hordes d’invertis venus en avance pour la parade géante où ils dansent avec des plumes et des jambières de cuir…
J’ai réussi à arriver à bon port, en définitive (mais avec plusieurs 06), et malgré un certain hyatus lors de mon arrivée, on m’a conduit à ma table “l’autre convive n’est pas encore arrivée…”