Ce qu’on ne voit pas n’existe pas

Posted by Alexandre on Jul 3, 2010 in De tout de rien |

La nourriture était très bonne, et le vin aussi, d’ailleurs.

Avec Robert, on a décidé de ne pas trop parler des sujets un peu craignos de ces derniers temps, alors on s’est souvenus de la façon dont l’on s’était rencontrés, quand j’avais répondu à son annonce “tu m’as paru tellement stupide, je suis désolé, mais je t’ai signé uniquement parce que je savais que j’allais pouvoir m’amuser! …et ta façon de dire “je suis prôfesseur”… J’ai appelé Lu 5 minutes après que tu sois parti pour lui dire que je nous avais trouvé un sacré énergumène. Et en même temps, tu sentais le gars sympa, qui paierait à temps, et ne serait pas non plus suffisamment idiot pour se laisser faire, j’avais senti une petite résistance que j’appréciai aussitôt !”

“En même temps, quand je t’ai rencontré, tu m’as juste paru prétentieux et complètement foireux (oui, je sais j’invente des mots, arrête de le faire remarquer) “ôôui, ici se trouvent les sanitaires, et en sortant, frontalement, se trouve la salle de toilettes”

“hahaha, tu affabules, je ne parle pas comme cela !”

“franchement, pas loin, quand on a eu marre du tim’es up, quand tu n’étais pas là, dans mes soirées jeux, on jouait à “Robertisator”. Un candidat note une phrase tout con, un autre la Robertise et la donne aux autres, et les autres jouent la rapidité pour reconstituer la phrase d’origine. On s’est tapés de sacrées barres”

Et on a échangé sur tous ces moments où l’on avait bien ri l’un de l’autre, ou l’un avec l’autre….

Avec le vin et l’obscurité, il était quand même difficile de ne pas se voir pour échanger dans cette rigolade, alors on a essayé de rapprocher nos chaises et finalement, après s’être tapés une ou deux fois dans le dos, elles se sont faites un peu plus fermes et moins fugaces… Elles ont un peu pris leur indépendance, je crois, parce que je pense qu’il n’a pas été le seul à en profiter… Nos rires sont devenus plus bas, jusqu’à devenir des murmures… J’ai aimé sentir sa chaleur contre mes paumes. Il m’avait vraiment manqué… Oui, à ce moment là, je me suis encore dit un peu dans mon esprit vagabond, que c’était de la bonne amitié… la joie des retrouvailles. Mais quand les mains commencent à courir le long du torse pour descendre sur les cuisses, je suppose que ce n’est plus vraiment juste de la camaraderie virile. Et puis quand on ferme les yeux alors que l’on est complètement dans le noir, c’est quand même le signe de quelque chose, non ?

Je ne sais pas comment les filles ont eu cette idée, ou si c’était à ce point prémédité, mais je crois qu’être complètement débarrassé du regard des autres ainsi que du mien m’a aidé à ne pas trop réfléchir et juste sentir sa peau dans mes mains, chaude, ni trop sèche, ni trop moite, et tonique, des formes que je n’avais jamais connues auparavant, des traits nouveaux, un parfum différent aussi, comme si un monde nouveau m’ouvrait son portail électrique pour laisser rentrer ma kangoo (comment ça prétentieux ?)…

Cette fois, c’est moi qui me suis avancé pour l’embrasser.

Ce n’est que le lendemain soir que nous avons appelé Stéphanie et Ludmilla (entre temps, on a été un peu occupés à découvrir de nouvelles sensations)(je ne parle pas des nouveaux carambars).

Ludmilla nous a donc appris que depuis longtemps, elle était certaine que Bobby et moi avions une complicité un peu supérieure à la normale, et qu’elle avait essayé de faire comme si de rien n’était. Mais quand elle avait appris ma mort, elle avait décidé de nous laisser ce mois, à Robert et à moi.

“Mais comme vous êtes deux tâches, vous avez fait que de la merde ! Toi en te comportant comme un bipolaire, et toi en rappelant ton ex pour la demander en mariage ! Du n’importe quoi. J’aurais pris vos tête et je les aurais cognées ensemble comme des noix de coco si vous aviez pas fait 15 cm d’écart ! Stéphanie c’est par hasard si je suis tombée dessus à l’hopital l’autre jour. Je m’étais résignée, vous êtes bêtes, vous êtes bêtes, j’allais pas venir vous ouvrir les yeux avec un scalpel, et puis elle est arrivée avec son épaule démise. On a beaucoup discuté avant que je te dise de venir la récupérer. On a été un peu en désaccord. Elle m’a légèrement insultée pendant 20 minutes (c’est ma stéphanie, ça, toujours le langage fleuri quand elle est jalouse), mais elle m’a paru troublée, j’ai donc croisé les doigts en espérant qu’elle reprenne un peu ses esprits et qu’elle constate quand même qu’elle avait un peu un rôle de bouche trou. Ce qu’apparemment, elle a fait, avec un timing que tu as du apprécier”

J’ai bien suggéré qu’elle et Stéphanie se mettent ensemble pour un happy ending mais “j’aime trop la bite, Bernique”.

Et la suite, ben il n’y en a pas vraiment, pendant cette dernière semaine, Bob et moi on a un peu essayé de profiter du temps (mais on s’est quand même pas mal engueulé (COMMENT peut il prétendre que Teardrop de Massive Attack est mieux que Teardrops de Womack & Womack ????), mais rassurez vous, on a géré…) et je suppose que l’Auteur me tuera cette nuit, maintenant que tout est écrit, et que vous savez tout.

(Juste avant de partir, je voulais remercier tous ceux qui ont fait des commentaires, les supprimer c’était l’idée de l’Auteur, ce salopard, ce tortionnaire, ce tueur de caniche, ce tyran !!! Moi j’ai toujours aimé lire vos réactions ! (sauf quand vous faisez les putes (j’ai la liste de ceux qui ont été méchants, je viendrai les hanter)) et sinon, je vous remercie d’avoir suivi es aventures et de m’avoir témoigné de l’intérêt (même si ça paraît normal, parce que je suis/fus le plus beau, le plus cool, et le plus LEGENDARY de tous les bloggeurs !!!!!!! Je vous aime)

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