Posted by Alexandre on Jun 17, 2010 in
De tout de rien
Non, il ne s’agit pas du thème de notre repas de mariage de samedi (j’ai beaucoup plus de standing que ça, il y aura du pétillant aux pêches et du Charles Volner) mais de l’événement de ce soir.
Parce que moi aussi j’ai envie de vous offrir du glamour, du strass et de la magie.
Certains chroniquent les César et les Oscars mais moi le cinéma français je le boude (pas de César pour Dany Boon malgré son talent, ça décrédibilise la ceremonie ad vittel aeternam) et puis pour les Oscars tout le monde dormait sur twitter donc personne ne me répondait (à part la fidèle Tagada sur fb)…
Donc ce soir je vais vous live-blogger la grande, la fantastique, l’extraordinaire BOUM DU LYCÉE !!!
Grace à mon application wordpress sur iPhone je vous raconterai tout, les tenues, les coulisses, les élèves bourrés ou marijuanés… TOUT !
Ouais je sais, je vous vends trop du rêve, ne me remerciez pas, c’est mon plaisir à moi.
(en vrai ce soir Stephanie fait son enterrement de vie de jeune fille alors je voulais pas m’ennuyer tout seul)
Posted by Alexandre on Jun 16, 2010 in
De tout de rien
Depuis l’incident avec Robert, je pense quand même souvent à lui, parce que ça me gêne beaucoup cette affaire, je ne comprends pas.
J’ai essayé d’appeler Barnabé un nombre incalculable de fois et lui ai laissé plusieurs messages, mais je n’ai eu de réponse qu’hier. Il est parti suivre un gars en Espagne, et si ça marche, il ne reviendra pas avant août pour chercher ses affaires (les amis, ce sont ceux qui restent à vos côtés dans les moments difficiles et ne se cassent pas au soleil pour s’épanouir sexuellement (gros naze !)).
Nathalie ne m’est pas d’une trop grande aide, à chaque fois que l’on en parle, elle soupire et ses seuls mots sont “quel gâchis quand même qu’au final il préfère les gars”.
Alors samedi dernier, alors que l’on faisait les dernières démarches et achats avec Stéphanie pour préparer le mariage de samedi (c’est dans 3 jours !!!!)(il me reste encore à faire la playlist pour la soirée, mais avec Stéphanie on s’engueule un peu sur le sujet, elle ne veut pas admettre que la salsa du démon, c’est trop cool), je l’ai lâchée 2 heures, et j’ai été voir Sigmunda pour lui parler de ces évènements.
Elle s’est montrée très intéressée par ce retournement de situation, et m’a posé beaucoup de questions que je n’ai pas aimées. En gros, elle essayait de me faire avouer que je ressentais aussi des choses pour Robert (genre, je me rends pas compte de là où l’on veut m’emmener quand on oriente des questions… Je suis intelligent, je vous rappelle, je suis prof que diantre !). “vous pensez donc que les sentiments ne peuvent pas être différenciés ou complémentaire du désir sexuel ?”, “vous ne tenez donc absolument pas à lui ?”, “vous avez déjà éprouvé de l’affection pour quelqu’un du même sexe ?”, “vous aimez les films de gladiateurs ?” (quand même 55€ pour ce genre d’idioties….)
J’ai donc menti pour éviter qu’elle n’invente des conneries, et je suis retourné voir Stéphanie. Mais ça m’a beaucoup turlupiné cette histoire. Surtout quand elle m’a demandé si je pensais pouvoir comprendre sa souffrance après s’être fait largué et rejeté alors qu’il venait d’avouer des sentiments qu’il ‘avait pas forcément eu le temps d’explorer ou de comprendre.
Effectivement, ça doit pas être cool, quand même. Ca m’a fait de la peine pour lui. Alors avant hier après mes cours (on a regardé des épisodes de How I met your mother, c’était top), je suis passé à l’appartement, mais il n’était pas là. dans le frigo, il y avait même 2-3 trucs périmés donc j’en ai déduit qu’il était pas passé depuis un moment (Bobby, c’est un peu le maniaque des règles sanitaires). Je suis passé au café dans lequel il traîne souvent, mais rien non plus, le serveur (un de ses potes) ne l’avait pas vu depuis “facile une semaine”.
Après une heure d’enquête (je me suis pris pour Barnaby), Ludmilla m’a appelé. Je me suis dit qu’elle aurait sûrement des nouvelles, mais apparemment non, et d’ailleurs, ce n’était pas pour cela qu’elle m’appelait. Elle téléphonait du boulot pour me dire que Stéphanie avait eu un accident de vélib et s’était déboîté l’épaule. Je me suis dit que ça allait pas être pratique pour danser le jerk samedi soir, mais que le principal c’était quand même qu’elle aille bien. Comme Lu est infirmière, elle m’a dit avoir pris bien soin d’elle et de lui avoir tenu compagnie autant que possible pendant qu’elle attendait d’être vue aux urgences.
J’ai été la chercher à la sortie de l’hôpital, et elle a été assez distante depuis. C’est vraiment bizarre, elle ne parle plus beaucoup, et semble me regarder avec circonspection, je ne comprends pas trop. Encore hier soir, elle m’a demandé si ce n’était pas un peu précipité toute cette histoire de mariage… Je lui ai répondu que si elle voulait récupérer ma collection d’assiettes Mickey Mouse sans payer une contre partie aux impôts, ce serait quand même plus pratique. Elle a un peu souri.
Moi je dis, ça tourne au n’importe quoi…
Posted by Alexandre on Jun 15, 2010 in
De tout de rien
Donc on reprend, j’ai demandé Stéphanie en Mariage, Robert m’insulte quand il apprend qu’il ne me reste qu’un mois, il s’en va quelques jours, et le samedi 5, alors que Steph était retournée quelques jours chez ses parents (pour choisir une robe avec sa môman), Ludmilla quittait Robert qui me faisait une déclaration après avoir vidé une bouteille d’alcool. Je vous avais donc raconté cette soirée et j’avais fait pause au moment où il m’embrassait.
Je sais la question que vous vous posez : “Ca va avec Robert depuis ? La belle vie ?”. (bon, en effet ça fait deux questions, mais je sais que vous vous en posez bien plus).
Alors oui, ce fut magique, nous avons passé une nuit torride et ensuite… Non, je vous fais marcher. Quand il m’a pris la bouche en essayant d’enfoncer sa langue jusqu’à ma luette, je ne me suis pas trop senti me laisser aller, à fermer les yeux toussa toussa. Non, je me suis reculé et lui ai foutu une bonne baffe.
Non, parce que franchement, ça vous paraît peut être amusant, à vous qui ne faites que lire, mais sur le moment, c’était complètement dingue. Ca vous arrive souvent vous, d’embrasser de force quelqu’un qui se marie 15 jours plus tard ? Quand vous lui avez fait les pires coups tordus de l’univers, que vous l’avez ridiculisé , fait chanter pour faire le ménage, et raconté la fin de Prison Break alors que je m’apprêtais à regarder la dernière saison…
Alors en gros quand je l’ai baffé, il a rien dit pendant quelques minutes, les yeux écarquillés, choqué : “mais je croyais que…”
Je lui ai crié dessus. Dit de dégager. De ne plus me parler. Il s’est mis à pleurer, m’a dit qu’il me haïssait, et que c’était SON appartement à la base, et que c’était à moi de partir.
Comme il était 3 heures du matin, je ne suis parti que le lendemain, et j’ai posé mes affaires de “survie” chez Nathalie, en banlieue (pouah).
Je n’ai pas revu Robert depuis.
Le lundi et le mardi j’ai assuré mes cours, et puis j’en avais marre, mes élèves sont cons, alors je suis parti deux jours à Morlaix chez mes parents (ou Montroulez, pour les bretonnants (j’aurais pu faire un blog en breton, tiens)). J’avais eu beau parler à mes élèves comme à des merdes, j’ai reçu 4 mails me demandant pourquoi je n’étais pas là, et que je leur manquais (j’avoue, ça m’a touché), alors vendredi dernier, je suis retourné au lycée ; Valérie de 1ère 6 m’a avoué qu’elle était amoureuse de moi en plein cours (du genre à se lever en plein milieu de l’épisode de Gossip Girl que je leur montrait (non mais tu crois vraiment que j’allais me faire chier à préparer des cours alors qu’il se passe autant de choses dans ma vie ?) et à lancer un “Monsieur, j’ai quelque chose à vous dire”). J’ai donc expliqué que je venais de me fiancer et que je me mariais la semaine suivante.
Je n’aurais jamais cru que les nouvelles circulaient si vite. A la pause de midi, tout le bahut était au courant, et mes collègues m’ont félicité (même Donkey Kong, le prof de sport que je n’ai jamais pu blairer).
Ca m’a fait plaisir de voir que les gens étaient contents pour moi (à part 3-4 élèves qui m’ont lancé des regards noirs dans les couloirs et durant les cours (même qu’ont donc tous ces gens à tomber amoureux de moi ???) et ça m’a un peu rassuré, parce que j’avais eu l’impression que personne ne m’aimait. Surtout quand Nathalie, qui est devenue prof de collège) m’a raconté qu’elle avait régulièrement des cadeaux de ses élèves (alors que les miens que dalle, bande de cons) et que ses collègues et elle se faisaient régulièrement des soirées restos/bars/boîte.
Posted by Alexandre on Jun 10, 2010 in
De tout de rien
Assis sur le canapé à côté de lui, je me sentais impuissant, quoi dire, que faire ? Alors j’ai fait ce que tout personne qui ne comprend pas fait dans ces moments là, j’ai posé des questions pour le faire parler afin de trouver s’il fallait lui dire “tant mieux c’était une conne” ou “ô mon pauvre, je suis tellement désolé”…
“Elle t’a expliqué pourquoi ?”
“Pas vraiment…” m’a-t-il répondu. “elle est restée très vague… “Je crois que je t’aime encore, mais, je… Cette relation doit se terminer maintenant. Je ne suis pas celle faite pour toi.”" a-t-il ajouté.
Je ne savais pas quoi lui dire.Je suis resté immobile. Que devais je faire? le prendre dans mes bras pour le consoler ? Essayer de faire une blague ?
La bouteille était presque finie sur la table.
Nous sommes restés en silence une dizaine de minutes. Seule ma cigarette faisait du bruit en se consumant.
“Le pire dans cette histoire” a-t-il repris, “c’est que ça me peine moins que ta disparition.”
“Ne dis pas ça ! Vous étiez parfaits avec Ludmilla. En plus ça fait un moment que vous étiez ensemble.”
Il m’a regardé avec insistance. Son regard semblait percer en moi comme ma cuillère dans un pot de nutella presque fini. Il m’a mis mal à l’aise…
“Je te déteste Alexandre.Tu n’es qu’un petit con arrogant et vaniteux, tu n’as aucune culture, et tu regardes le pire de la merde à la télé.”
“euh… merci ?”
“Ta gueule, laisse moi finir. je suis bourré, il est temps que je te dise droit dans les yeux tout ce que je pense !”
“…”
“Tu es le pire des colocs. Tu ne fais le ménage et la vaisselle que lorsqu’on t’y force. Tu te moques de tout et de tout le monde, tu n’as aucun respect pour tes proches ou pour tes élèves… Tu es sûrement la pire ordure que j’aie jamais rencontrée et j’ai le malheur de devoir te supporter au quotidien à te pavaner avec tes collègues et les filles que tu traites comme de la merde.”
Je me suis levé pour aller dan ma chambre. Je n’ai bizarrement pas trop apprécié.
Il m’a attrapé le poignet pour me retenir. “Non, reste, je n’ai pas fini”.
Debouts au milieu du salon, on avait l’air de deux lamantins échoués sur une plage de Perros Guirrec.
“Malgré tout cela, espèce de tâche, je ne sais pas pourquoi, je me suis attaché à toi, et j’ai la gorge nouée quand je pense que tu vas bientôt t’en aller”. Sa main a serré la mienne plus fort. (genre le mauvais feuilleton télé) “Tu es le type de personne que j’abhorre le plus, et pourtant, je me sens attiré par toi. Je ne me comprends plus. Peut être que Ludmilla a bien fait de me plaquer.”
Alors, il m’a tiré vers lui et m’a embrassé…
Posted by Alexandre on Jun 9, 2010 in
De tout de rien
Robert n’est rentré que le samedi soir. Il avait préféré passer les nuits précédentes chez Ludmilla.
Il avait l’air malade. Stéphanie était partie pour le week end. Il n’y avait que lui et moi.
“je m’excuse pour mon comportement de l’autre soir” il m’a dit. Il a sorti une bouteille de vodka. “On se bourre la gueule ce soir ?”
Etant breton, on ne me dit pas ce genre de phrases 2 fois de suite. J’ai rempli les verres en complétant avec du jus de fruit et des glaçon.
“Tu n’as pas l’air bien, Bobby, je te rappelle que c’est moi le mourant, je te prierai de ne pas essayer de me voler la vedette, c’est très malpoli !”
Il a ri.
3 verres plus tard il m’a annoncé :
“J’ai quelque chose à te dire à propos de Ludmilla”.
La veille au soir, il lui avait raconté ma situation. “Elle s’est tue soudainement, un roc, sans âme, ses yeux habituellement si expressifs ne reflétaient plus qu’un vide insondable et douloureux pour moi. Elle s’est levée et a regardé le ciel de longues minutes. Je lui ai demandé si elle était triste pour toi. Elle m’a répondu que non. Qu’elle ne se sentait pas tellement concernée (“quelle pouffiasse”, j’ai pensé). Elle s’est retournée vers moi, et m’a dit “demain nous parlerons”. Nous n’avons plus échangé un mot avant plus tôt cet après midi… Après mon travail nous nous sommes retrouvés devant le théâtre de l’odéon, à côté. Elle m’attendait. La conversation fut plutôt brève. “tu sais Robert, je suis désolée que cette nouvelle arrive en même temps que celle d’Alexandre, mais je crois que toi et moi c’est une histoire qui doit se terminer…”
Posted by Alexandre on Jun 8, 2010 in
De tout de rien
Robert est arrivé précipitamment à la maison pour me parler.
Depuis qu’il a trouvé l’adresse de mon blog (“t’as vraiment cru que je ne savais pas utiliser google espèce de tâche ??”), il lit mes billets au bureau. Il prétend souvent qu’il n’a rien à faire de mes bilbosées (va savoir ce que ça veut dire) et qu’il ne me lit certainement pas, il fait régulièrement allusion à mes billets (il m’a appelé “ma puce” trois jours durant après que j’aie révélé que je détestais ce surnom, par exemple).
Mercredi, c’est le jour où je vous ai annoncé la décision de l’auteur.
Il voulait donc rentrer tôt pour en parler.
Sauf que j’étais avec Stéphanie à la Foire du Trône (on a échappé à la catastrophe quand j’ai failli vomir sur elle).
Nous sommes rentrés à 23h comme des gamins en riant et en chantant.
Robert était dans un fauteuil du salon, à moitié dans le noir, en faisant genre qu’il réfléchissait. Ca m’a fait pensé à tous ces feuilletons américains où les gamins avaient la permission de 22h et rentrent à 22h30.
Il a fait une de ces têtes en nous voyant ! L’archange Gabriel serait venu lui annoncer qu’il allait porter le divin enfant, jouer hautbois et résonner musette qu’il n’aurait pas eu l’air moins drôle.
“Mais comment tu peux te marrer de la sorte après ce que j’ai lui aujourd’hui ?? C’est de la connerie, c’est cela ?? tu prends les gens pour des cons ??”
Stéphanie m’a embrassé sur la joue et nous a laissés discuter.
Il y a une chose que je déteste plus que la purée de pois cassés, c’est les conversations sérieuses où l’on me paternalise.
J’ai essayé de lui expliquer que c’était apparemment la vérité, mais que j’avais donc pris le parti de ne vivre que de bons moments.
Il a eu l’air de comprendre ma démarche, mais était furieux contre moi. “Une semaine que tu le sais et tu ne me dis rien ?”. Je lui ai répondu que ce n’était pas grave, qu’il trouverait sûrement un autre coloc à partir de juillet-août et que je ne m’étais pas inquiété pour lui.
Alors je ne sais pas ce qui s’est produit mais il m’a donné un coup de poing dans le ventre, ce bâtard, et m’a crié dessus “mais je n’en ai RIEN à FOUTRE de la colocation espèce de PETIT ETRON !!”. Stéphanie est sortie en entendant les cris et m’a trouvé par terre. Elle l’a giflé et il a retrouvé ses esprits. J’étais complètement abasourdi. Je ne m’attendais pas à ce genre de réaction. Il bredouillé quelques excuses et est parti se coucher en disant “bon débarras après tout…”
Posted by Alexandre on Jun 7, 2010 in
De tout de rien
Lundi matin, Robert et Ludmilla ont été extrêmement surpris de voir Stéphanie débarquer à la maison avec 2-3 (huit) sacs d’affaires.
Je ne leur avais jamais parlé d’elle. D’ailleurs, parfois, à force de me traiter comme un imbécile, j’en viens à penser qu’ils savent peu de choses sur moi.
C’est parce que j’ai su rester modeste.
Quand on est célèbre comme moi, on en vient à apprécier ces petits moments d’anonymat. (en fait je raconte de la merde là. C’est horrible de rentrer chez soi et de voir les personnes avec qui l’on vit être complètement indifférentes à mes succès passés (la nuit où est passé l’épisode du Miel et les Abeilles dans lequel j’avais fait de la figu (“figuration” pour vous autres, gens pas du chobise), ils ont REFUSÉ de le regarder avec moi. J’ai été vexé (j’avais acheté du jus de raisin et des monster munch pour attendre jusqu’à 03:20 (pourquoi AB1 passe les programmes de qualité aussi tard ?))).
Mais je digresse.
Je crois qu’ils ont trouvé mes ex un peu idiotes par le passé. Quand Steph est entrée dans la cuisine où ils étaient en train de prendre leur petit déjeuner, Bob et Lu ont posé leurs questions lentement en articulant au maximum “et tu t’a-ppe-les co-mment ?”.
Stéphanie m’a fait rire. Elle est rentrée dans leur jeu en parlant comme une arriérée (elle a pris un accent du ch’nord)(je prends le nord parce que les corses posent des bombes alors je veux pas me fâcher avec eux) “oh boh chmapeule stefoni, tô vu… Yo quelques socs posque jeu pris el’s affeures de mes enfants avec mo. J’ira les chercher c’sor. Vous en vouliez pas un par hosard ? Poske avec mon frère, on les ovait fait pour les allocs, meuh depuis on les o sur les bros et peuh sont un peu débiles…”
Ils en auraient recraché leur thé (les gens qui veulent faire croire qu’ils sont raffinés boivent toujours du thé, vous avez remarqué ?), puis on a vraiment discuté et tout le monde s’est entendu. En 20 minutes on se vannait comme si on avait gardé mémé ensemble dans les orties.
Les jours suivant, on se serait cru dans un épisode de Friends Robert est aussi chiant que Ross, alors que moi, beau drôle et intelligent… euh ben ils ont pas mis de personnage aussi bien que moi.
Ludmilla et Stephanie se sont vraiment bien entendues et parlent tout le temps de trucs de filles (“t’as vu ils refont une nouvelle saison des Frères Scott !!!”; “naaaan ??!! Trooop genial !!!!!”). Steph et Robert adorent me charrier à deux en faisant comme si je n’étais pas là et jouent régulièrement le rôle de parents d’un fils bon à rien… Mais bon, je trouve cela amusant. Et puis quand je finis par bouder, Stephanie sait se faire pardonner.
Robert m’a quand même dit un soir où les filles rentraient tard :
“Stéphanie est vraiment top: mignonne, responsable, drôle, je suis surpris, pour être totalement honnête avec toi”
“oh elle a ses défauts ! C’est juste les circonstances qui la rendent parfaite. Pourquoi, tu veux qu’on échange de copine ?”
Il n’a pas rigolé (pourtant je me suis trouvé très fin et spirituel, sur ce coup là)(ça confirme qu’il n’a aucun humour).
Il avait l’air gêné. C’est rare chez Robert, d’habitude, il pue la confiance en lui et la fatitude.
“Quoi qu’il en soit, tu as l’air content. Je ne sais pas pourquoi tu as désiré te remettre avec elle, mais ça a l”air de bien se passer, c’est sûrement une bonne chose.”
Je crois qu’il sent que quelque chose n’est pas tout à fait normal. Il ne m’avait jamais vu si peu en forme les jours précédents, et même s’il ne pose pas de question pour faire croire qu’il se fout complètement ce ce qui peut m’arriver, je crois qu’il ne sait juste pas comment montrer qu’il tient à moi.
(oui, bon, ce n’est pas hyper crédible, vu la pute qu’il a été depuis que j’ai emménagé avec lui, mais si j’ai envie de croire qu’il a un reste de fond positif en lui, hein, c’est le moment de faire mon bisounours.)
Posted by Alexandre on Jun 6, 2010 in
De tout de rien
J’en viens à raconter les évènements de la semaine dernière alors qu’il se passe de plus en plus de choses. Il faut que j’écourte.
Stéphanie a accepté ma demande et nous avons le jour suivant décidé de la date. Le 19 juin.
J’aimerais vous proposer de venir, mais bizarrement, je sens que Stéphanie ne sera pas jouasse à l’idée de rencontrer mes milliers de fans. (il faudra d’ailleurs que je pense à engueuler ce CONNARD d’auteur de mes deux qui me fait disparaître 2 semaines avant le bal des pompiers).
Je ne me suis jamais senti bien avec Stéphanie que depuis que nous sommes à nouveau ensemble. Elle s’occupe de moi en permanence, va me chercher des viennoiseries le matin, ne m’engueule plus quand je joue à l’ordinateur et me mets des Pepitos dans mon sac le matin pour que j’aie un gouter à 10h. Sigmunda m’a dit hier qu’elle se sentait sûrement “rassurée”. “Elle avait peur que vous la quittiez. Je suppose donc que vu la triste configuration, elle ne s’inquiète plus de votre regard sur elle et ce dernier mois se passera très bien. Pour un homme comme vous, je suis surpris que vous ayez eu l’intuition aussi heureuse dans votre choix”. Je ne comprends pas trop ce qu’elle a voulu dire, mais ça sonne comme un compliment.
Stéphanie soupire quand même en voyant des couples plus âgés ou des enfants, mais globalement, elle accepte très bien la situation et n’a jamais été aussi parfaite pour moi (et je ne dis pas ça uniquement parce qu’elle est à mon service 24/24h, je ne suis pas misogyne, vous me connaissez). Lundi, nous avons appelé nos parents pour leur dire la grande nouvelle. Je n’ai pas parlé de mon échéance à mes parents.
Ils m’ennuient déjà suffisamment comme cela quand ils parlent de choses inintéressantes qui ne me concernent pas, alors là, je crois que je préfère leur faire “SURPRIIIIIIIIISE !!!!!!”. Stéphanie me trouve assez monstrueux, mais je crois que parfois elle ne croit pas trop à toute mon histoire. Du coup, je pense qu’elle ne leur dira rien.
Posted by Alexandre on Jun 5, 2010 in
De tout de rien
C’était samedi dernier. (du coup, le vendredi soir, j’en ai profité et j’ai été en boîte pour danser et chauffer)(il faut bien s’amuser, non ?)(après mes quelques jours de déprime, je me suis dit que c’était quand même sacrément con de rester chez soi à maugréer alors que je pourrais en profiter)(peut être que rappeler une ex n’était pas le plan le meilleur, mais je vous laisserai juger.
Nous nous sommes retrouvés en fin d’après midi Place de Clichy, près de chez elle. Je lui ai proposé de marcher parce que je sais pas si vous allez souvent dans le coin, mais niveau glauquerie et déprime, merci bien (je hais la rive droite, c’est tellement naze).
“J’ai un copain” elle m’a dit de suite. “on est ensemble depuis presque un an, il est chirurgien, a 32 ans, et veut fonder une famille le plus tôt possible. J’ai rencontré ses parents il y a quelques mois. je pense qu’il va bientôt me demander en mariage”.
Je ne l’ai pas toujours montrée sous son meilleur jour, sur ce blog. Stéphanie… Cette petite chose fragile qui se convainc qu’elle ne peut valoir quelque chose que dans les yeux d’un homme. Je ne l’ai jamais avoué, mais ça me touchait chez elle. Passionnée, enflammée, mais avec un corps d’allumette. Elle ne s’est jamais rendu compte qu’en se consumant pour les gens, elle se détruisait et mourrait un peu plus à chaque fois.
A-t-on idée d’être aussi sotte ?
Notre couple a quand même tenu plusieurs mois de vie quasi-commune. Je n’ai rien retrouvé de similaire depuis. On se connaissait bien.
“Tu mens, n’est-ce pas ? Tu regardes toujours dans le vague quand tu inventes”. Elle m’a avoué que oui. Malgré plusieurs tentatives avec des cons ou des plans réguliers, elle n’avait pas eu de relation bien sérieuse. Mais elle m’en voulait encore. Nous avons fait le tour de la butte et je lui ai raconté mes évènements récents. Elle parut effrayée. Et pensive en même temps. Je crois bien qu’elle ne comprenait pas beaucoup plus que moi. Nous nous sommes assis devant les marches du Sacré Coeur et nous avons regardé le crépuscule s’abattre sur Paris (je dis ça pour la poésie du moment, parce que si vous vous souvenez, il faisait un temps de merde, et après autant de marche, on s’est retrouvés au Flunch de Beaubourg et j’ai pris de la paella).
“Et tu as pensé à moi ?” Elle semblait touchée que je souhaite la voir avant ma… mon…
Je lui ai demandé si elle souhaitait passer ce dernier mois avec moi.
Elle a accepté.
Je lui ai demandé de m’épouser.
Posted by Alexandre on Jun 4, 2010 in
De tout de rien
à force de rester dans la flotte à faire mon damoiseau de Rochefort, j’ai attrapé la crève et j’ai passé les 2 jours suivants à couler du nez dans ma couette à manger du bouillon de volaille (et c’est immangeable). J’ai bien essayé de convaincre Robert de me faire quelque chose de bon à manger, mais il n’eut aucun coeur pour un pauvre petit être malade (moi).
Il s’est moqué de moi.
J’ai failli lui dire qu’il n’aurait plus à me supporter très longtemps.
Je me demande si lui aussi disparaîtra ou si quelque part il est plus réel que moi. Peut être qu’il existe dans la vraie vie. Apparemment pas moi, si on peut me gommer.
Je dois avouer que pendant 2-3 jours, je me suis senti bien déprimé. Je n’avais même plus envie de regarder les nouveaux épisodes de Doctor Who ou de regarder des Disney. Regarder les noces rebelles dans ma couette sur le canapé ne fut sûrement pas la meilleure idée que j’ai eue, mais bon, ce n’est pas comme si j’avais regardé “Le mystérieux voyage” de Chantal Goya ensuite, en mangeant des pépito ensuite (oui, je peux vous dire que ce n’est pas le cas, vous ne pourrez jamais le vérifier).
Jeudi soir, j’ai quand même appelé Stéphanie pour lui proposer d’aller prendre un café.
J’ai aussi envoyé un mail à Elisabeth, mais je n’ai pas eu de réponse. Je me demande ce qu’elle devient.
Je l’aurais bien retrouvée, mais bon, s’il me reste un mois, je me vois mal le passer à la campagne à traire des chèvres et donner des graines aux poules. Faut pas charrier.
Pour mon dernier mois, je me suis dit que j’aimerais bien ne pas être seul. C’est compréhensible, non ?